Badal Fohmoh

« The influencer », ou la course à la popularité ?

J‘ai regardé cette série de téléréalité Sud-coréenne disponible sur Netflix depuis août 2024. Dans ce billet, je donne mon avis sur le monde impitoyable des réseaux sociaux et la course à la popularité.

Accroche-toi bien, car tu verras tes stars des réseaux sociaux à travers cette série.

C: Capture d’écran sur Netflix

C’est quoi, The influencer ?

Produit par Kakao Entertainment et réalisé par Lee Jae-seok, bien connu en Corée pour son travail dans la téléréalité, le film met en compétition plusieurs influenceurs de divers domaines et réseaux sociaux afin de captiver le public, tout en montrant les coulisses de la vie d’influenceur.

Lire aussi : « Maid », le K-drama sur les violences faites aux femmes

C’est l’équivalent d’un concours réunissant les meilleurs de plusieurs catégories afin d’en déterminer le meilleur. L’émission en question met en scène des influenceurs qui totalisent plus de 120 millions d’abonnés sur différentes plateformes (Youtube, Instagram et Tiktok). Ces derniers s’affrontent dans une série de missions qui met à l’épreuve leur capacité à persuader leur public, chacun représentant une génération et une niche différente d’influence en ligne.

https://www.youtube.com/watch?v=sRJ0v51QOII

J’ai aimé l’idée de captiver l’attention des spectateurs en leur montrant comment leurs stars du numérique s’adaptent et rivalisent dans une atmosphère de compétition intense, où chaque action est étudiée par le public.

Alors, si tu souhaites apprendre comment capter l’attention des gens sur les réseaux sociaux et attirer leur regard sur ton contenu, je te recommande à 100 % cette télé-réalité sud-coréenne The influencer disponible sur Netfix.

Les leçons à retenir

Que tu sois social media manager ou entrepreneur, cette émission est faite pour toi. J’y ai retenu 10 leçons que cette émission apprend pour mieux construire sa stratégie de contenus sur les réseaux sociaux afin de capter l’attention des internautes.

#1- Fais de ta curiosité un levier

Attire l’attention avec des teasers mystérieux et récompenses l’engagement par des révélations exclusives.

#2- Proposes des informations exclusives

Crée toujours un sentiment d’appartenance en partageant des contenus réservés à tes abonnés les plus fidèles.

#3- Aies des titres accrocheurs et crées des défis

Un titre percutant et des défis engageants sont essentiels pour capter l’intérêt dès le départ. Parce qu’en utilisant des teasers et des contenus mystérieux pour piquer la curiosité des abonnés, tu maximises cet effet, et en récompensant leur engagement avec des exclusivités ou des révélations captivantes, tu les fidélises.

#4- Engage ton audience

Donne de l’importance aux commentaires de tes abonnés pour les inciter à interagir davantage.

#5- Fais des collaborations stratégiques

Partages ton audience avec d’autres créateurs de contenus ou entrepreneurs pour élargir la portée de tes contenus.

#6- Sois authentique, même en prenant des risques

La prise de risque est importante, mais reste fidèle à ton image pour ne pas perdre en crédibilité.

#7- Utilise le sex-appeal avec précaution

Sois conscient des effets positifs et négatifs de l’utilisation du sex-appeal en fonction de ton audience.

#8- Sois pertinent sur les sujets sensibles

Les critiques et les sujets qui divisent attirent l’attention, mais elles doivent être bien dosées pour ne pas nuire à ton image.

#9- Reste cohérent même dans le divertissement

La cohérence est la clé, mais n’oublie pas d’ajouter une touche de divertissement et de collaborer avec d’autres pour maintenir l’intérêt sur le long terme.

#10- Ajoute parfois du texte sur une image

Une image attire souvent l’œil plus efficacement qu’une simple photo, surtout si le message est percutant. Oui, je le dis parce que ce n’est pas toujours la plus belle photo qui attire le plus. Parfois, un visuel moins conventionnel, mais plus captivant, peut avoir un impact plus fort.

Mon commentaire ?

Je n’ai vraiment pas grande chose à ajouter. Nous vivons des expériences différentes, mais nécessitant parfois les mêmes approches avec un peu de créativité. J’ai été conquise par ce thriller au scénario très basique mais qui a su néanmoins rester captivant de bout en bout. Bien agencée, la question de la superficialité des réseaux évoquée dans cette téléréalité est aussi pertinente que simpliste ; avec une fin, je dirais, un peu refroidissante. C’est le youtubeur et streamer OKING qui en sort vainqueur de la saison 1.

Finalement, je peux juste te suggérer de toujours moins parler de ce que tu sais et plus des réalités que ton audience vit. Parce qu’en reliant ces réalités à ton domaine, tu renforces l’engagement de tes abonnés. The influencer ou les coulisses de la sensation en ligne ? A toi de me dire.

Une capture d’écran de la série. C: Badal Fohmoh

En attendant que tu regardes et me donne ton feedback, prends bien soin de toi stp.

Et reste fort.e ! Car la vraie force, c’est d’être soi-même dans un monde qui vit pour l’image.

Avec toute mon affection, Badal.


Vous m’avez manqué !

Ça fait une éternité que je ne t’ai pas écrit de billets. D’ailleurs, tu m’as peut-être oubliée et tu te dis : »Mais c’est qui, Badal ? »

Eh bien, si tu lis ce billet, c’est qu’un jour, tu as lu l’un de mes billets sur mon blog. Et peut-être même que tu as commenté l’un de ces billets pour m’encourager ou pour élargir le débat du thème développé dans le billet en question.

Il s’en est passé des choses, depuis ces derniers temps.

J’ai écrit une nouvelle (à paraître bientôt),

J’ai déprimé,

J’ai travaillé à développer mon association,

J’ai monté des dizaines de projets,

J’ai changé de marque de téléphone.

Tu me suivais déjà peut-être à ces différentes étapes de ma vie, si tu fais partie des tout premiers, il y a trois ans.

Je me vois encore en train de célébrer mon admission à Mondoblog. Et pour te dire vrai, l’an dernier, je n’ai vraiment pas écrit et je m’en veux pour cela. Pour ne pas être longue, je vais essayer de transformer mon bilan 2024 en storytelling captivant. J’espère de tout coeur que cela te captivera.

D’ailleurs, je ne sais si je pourrai raconter l’année en trois temps: performances, initiatives phares, apprentissages, je contextualise mes chiffres, et enfin, j’espère te propose une data visualisation.

Alors, j’ai eu beaucoup de mal à faire mon choix parmi mes lectures et series, car j’ai eu beaucoup de belles découvertes. De plus, je n’ai pas encore lu, regardé toutes les nouveautés que j’ai pu acquérir, voire je n’ai pas pu acheter tout ce qui me faisait envie, donc, tu l’aura compris, j’écris ce bilan en me basant sur ce que j’ai pu lire, regarder et faire.

Performances

Comme je l’ai dit plus haut, je n’ai pas été assez productive que d’habitude. Mais cela ne m’a pas empêché de travailler sur des projets phares tels que Class Pro. J’ai appris plein de choses, grâce aux formations et renforcement de capacités. Et puis même, je ne pense pas respecter le canevas que j’ai énoncé.

Bilan 2024

Bilan 2024 :

– Je n’ai pas été régulière sur mon blog mais j’ai rédigé des billets de qualité, lancé plusieurs campagnes et dépassé mon mal être face à l’avis des gens sur des choses privées.

– J’ai fait un burnout mais ça a été la meilleure chose possible pour prendre les meilleures décisions aujourd’hui et être aussi épanouie. Je suis reconnaissante pour cela.

– Je n’ai pas toujours été régulière sur mon contenu (surtout les deux derniers mois de l’année), mais j’ai vécu des moments de vie inoubliables en rencontrant des entrepreneurs in real life et en rendant mes proches fiers de moi.

– J’ai effectué mes premiers voyages à l’étranger et je me suis reconnectée à ma spiritualité plus que jamais et stoppé l’anxiété que j’avais eu pendant plusieurs mois.

Moi, à l’aéroport de Praia, au Cap-Vert. C: Bienvenue Atchinale/Badal Fohmoh

Lire aussi: J’y étais, mon premier voyage à Accra

Moi, à Accra au Ghana, lors du Africa facts summit. C: Laure/Badal Fohmoh

– J’ai lancé les démarches administratives pour légaliser mon association (je n’attends plus que le récépissé de déclaration), j’ai formé plus de cent personnes à l’esprit critique , aux compétences numeriques et au factcheking, fait des dizaines d’interviews, eu des opportunités que je n’aurai jamais pensé avoir (Assises de la démocratie, personnalités politiques, médiatiques, sociales, journalistes…) 🌍

Moi, faacilitatrice au programme CIVIC. C: Association Son Empreinte (av c son consentement)

C’était une BÊTE d’année, à TOUS les niveaux 🥰❤️.

L’année de la « maturité » entrepreneuriale où tu comprends ce que tu veux, où tu sais gérer tes émotions, où tu attires de l’abondance et où tu arrives à t’épanouir loin de la toxicité.

Le bilan est présenté de cette façon pour montrer que ce n’est pas grave si tu n’as pas atteint les objectifs que tu avais « chiffrés ».

On s’en fout des chiffres !

Regarde seulement où tu en es par rapport à l’année dernière et toutes les choses imprévues, incroyables qui te sont arrivées 🕊️.

Et surtout, la vraie question à se poser c’est :Est-ce que tu es plus heureux/euse que l’année dernière ?

N’hésites pas à me dire ce que tu penses de mon bilan et à donner en commentaire le tien.

Maintenant, place à 2025 pour encore plus de superbes opportunités et des réalisations impactantes !

D’ici là, prends soin de toi !

Badal


Et si le réseau sauve ?

Ce matin, je décide de sortir de ma cachette, de briser le silence et te retrouver. J’espère que tu me pardonneras ces moments d’absence 🙏🏿. Et pour t’y convaincre, je te propose ce billet super instructif.

Ça fait des semaines que je n’écris plus… Pas que je n’arrive plus à coucher la moindre ligne, le moindre paragraphe, mais des semaines que je fixe mon écran pendant des heures en espérant que finalement une motivation va se manifester, que le déclic va arriver. Ça fait des semaines que la démotivation berce mon quotidien. Et que je me dis que cet article va prendre forme dans ma tête, que les idées vont jaillir et que je remplirai facilement ce papier blanc au format A4… Mais rien.
Les semaines se sont multipliées. J’ai été engloutie dans une brèche qui m’avait séparée de mon alter-ego: cette blogueuse qui ne voulait rien de plus qu’écrire, raconter, partager…

It’s a new start

Je viens de regarder une émission dans laquelle une dame dit avoir inscrit son fils dans une école Suisse qui coûte environ 500 mille euros par an. 325 millions de franc cfa. Tu comprends ça ?

Puis, on lui a demandé « Est-ce vraiment important pour réussir dans la vie ? ». Et elle a répondu «Je ne l’inscris pas pour uniquement la qualité des formations. Non, je l’inscris pour qu’il puisse se faire des amis issus d’un milieu sélect comme lui afin que demain il ait un puissant réseau sur qui il pourra compter en cas de besoin ».
Spontanément, j’ai fait « Waouh ».

De jeunes élèves: C: Freepik

La vie = réseau

En réalité, la vie c’est les réseaux et ton réseau tu vas le créer avec tes anciens camarades de classe, tes collègues peut-être, et des rencontres fortuites. Mais le plus gros de notre réseau reste la plupart du temps, les gens avec qui nous avons passé notre scolarité. Ils deviennent en même temps nos amis pour la vie dans la majorité des cas.

Donc, si tes amis pour la vie sont des gens issues de familles capables de débourser 500 mille euros par an pour leur scolarité, tu peux déjà imaginer la puissance de ton réseau et tous les projets que vous serez capables de mettre en place.

De jeunes étudiants. C: Freepik

Et c’est justement là, la différence entre un riche et un pauvre ou quelqu’un ayant un revenu moyen. J’en connais qui vont préférer acheter des terres et refuser d’investir leur cash sur leurs enfants. Le problème est que si ton enfant ne réussit pas, il reviendra vendre toutes tes terres les unes après les autres et dilapider le pognon.

Investir dans ses enfants quand on en a les moyens, c’est important. Si tu n’en as pas, c’est autre chose. Les histoires de « mon père m’a inscrit dans telle école. Tu vas le faire aussi pour connaître les difficultés de la vie ». Franchement, oublies ces conneries. Il y a plusieurs moyens d’éduquer son enfant que de lui faire vivre toutes les difficultés que tu as subies en étant enfant. Il n’est pas obligé de vivre les mêmes difficultés que toi.
Penses long terme et mets le dans un cercle social qui l’aidera à évoluer rapidement.

Attention !

Ce billet sur l’importance du réseau n’est pas rédigé pour te dire qu’il faut tout miser sur le réseau. Non. Ce qui me paraît clair et limpide.

Je considère que tout le monde comprend qu’inscrire son enfant dans une grande école ne garanti pas à 100% qu’il aura un bon réseau et qu’il réussira à avoir un bon boulot ou à créer des projets d’envergure avec son cercle d’amis. On connaît tous quelqu’un qui a fait des écoles coûteuses et qui chôme grave actuellement. Donc, on ne peut rien généraliser.

Chaque fois que je rédige un billet, je pars du principe que chacun est suffisamment malin pour cerner les nuances. Nike a sorti récemment de nouvelles chaussures de running baptisées « alphafly 2 » qui permettraient d’augmenter les performances des athlètes. Je peux venir rédiger un billet sur cette chaussure et dire « porter des Alphafly 2 peut réellement t’aider à faire la différence lors d’une course » en donnant plusieurs exemples d’athlètes qui ont remporté leurs courses en portant cette paire de chaussures.

Cependant, tout le monde, je l’espère bien, comprendra sans que je n’aie à le dire qu’une simple chaussure ne fera pas tout le boulot. Il faudra s’entraîner forcément avec rigueur et assiduité et être au top niveau afin que la chaussure soit un plus.

C’est pour ça que j’évite juste de répéter ce que je suppose que tu sais déjà car je suppose que tout le monde ici est suffisamment mature et intelligent pour ne pas croire que « porter une simple chaussure peut faire d’une personne un champion d’athlétisme » ou que « inscrire un enfant dans une école est d’office la garantie qu’il réussisse ». Je te sais capable de voir les nuances et ne rien prendre pour vérité universelle applicable de facto à tout et sans limite.

Un bon réseau se construit

On se construit à travers les autres. On se construit à travers le réseau des autres. La vision se construit sur des actions précises qu’on pose aujourd’hui.
Alors, faire tout avec grandeur consolide ton réseau. Car vois-tu, tu peux inscrire ton enfant dans une école de haut standing. S’il y va et ne taille pas d’importance aux cours. S’il n’est pas sociable et reste dans son coin, ne parle à personne ou est méprisant. Je crois qu’il peut mettre une croix sur des amitiés sincères et durables qui potentiellement constitueront plus tard son réseau.

C: Freepik

Donc, quand je dis « avoir un bon réseau c’est bien », je ne dis pas que seul un bon réseau garanti la réussite dans la vie.

Sinon, j’aurais mis « sans réseau tu ne peux rien dans la vie » et ce n’est pas cela ma conception des choses. Car, si c’était le cas on est nombreux à être dans la merde. Tout ce que j’ai fait jusqu’à présent, je l’ai fait seule à 90% sans l’aide d’aucun réseau. Donc je suis bien placée pour savoir que même sans réseau, on peut évoluer. On n’évolue juste pas aussi vite que quelqu’un qui peut débloquer des situations sur un coup de fil à un ami ou un parent.

Le réseau seul ne suffit pas

Et puis même, en ayant un bon réseau, si tu n’es pas compétent, dans certains pays, il y a des projets pour lesquels tes amis ne t’appelleront pas car ils ont aussi leur honneur à défendre et si tu fous la merde, ça va retomber sur eux.

Cependant, être qualifié et avoir un bon réseau te permettra d’éviter beaucoup de frustrations. D’autant plus que parfois, tu es 10 mille fois plus qualifié pour un poste mais on le donnera à telle ou telle personne parce qu’elle est l’ami de… ou le fils de… Donc, je crois que tout le monde est bien conscient que seul le réseau ne fait pas tout mais c’est quand même grave utile. Il suffit d’étudier l’histoire des politiciens qui ont réussi à se hisser au sommet ou des hommes d’affaires qui ont tout gagné et dominent le monde. Ils avaient à 90% un réseau en béton hérité de leur famille ou sur les bancs de l’université ou autres.

De mes expériences, j’ai compris que les meilleures relations ou réseaux se bâtissent plus dans les moments de détente que dans les séminaires professionnels.

Lorsque tu rencontres une personne dans un milieu professionnel, il est sur ses gardes. Lorsque tu prends ses coordonnées, parfois tu as très peu de choses à lui dire. A part demander des services.

Par contre, lorsque tu rencontres cette personne dans une activité de passion comme le sport, la musique, la poterie, la cuisine, la pâtisserie… Vous pouvez parler de tout (famille, amis) et de là pour moi ressortent les plus belles relations professionnelles et amicales.

Je précise que ceci n’est que mon avis.

De jeunes professionnels discutant lors d’une pause d’after work. C: Freepik

En fin de compte, avoir un bon réseau de contacts est essentiel aujourd’hui. Que tu sois étudiant, professionnel ou entrepreneur, tes relations peuvent faire toute la différence. Je t’encourage donc à construire un réseau efficace.

On se reparle bientôt.
D’ici là, prends soin de toi !
Avec toutes mes excuses, Badal.


J’y étais: mon premier voyage à Accra

L’an dernier, j’ai reçu l’invitation pour prendre part au Africa Facts Summit mais la condition était de prendre personnellement mes frais de voyage et d’hébergement en charge. Faute de moyens, j’avais décliné l’offre. Cette année encore, l’occasion n’a pas manqué…

Tout a commencé par un message que j’ai reçu de mon amie et partenaire Augustine Ndiaye de Fakt, me parlant de son indisponibilité et me demandant par la même occasion si je pouvais prendre sa place pour assister au sommet. Chose que j’ai accepté. Nous nous sommes donc partagées les tâches pour aérer certaines dépenses.

Le jour J : départ pour Accra

Mardi 8 octobre 2024, aéroport international de Douala, destination : Accra, la capitale du Ghana. L’avion, ce n’est pas comme le bus ou le train où on n’a pas droit au minimum de respect. Dans l’avion, on sert des petits plats avec entrée, résistance et desserts. J’avais très hâte de ce voyage car cette fois-ci, j’allais prendre part au Africa Facts Summit. Un événement majeur qui rassemble des factchekers (vérificateurs des faits) et les organisations de vérification des faits du continent. J’ai donc tout préparé de mon mieux pour y passer un excellent séjour. J’avais quand même déjà pris l’avion, donc j’avais une idée d’où j’allais me rendre pour l’embarquement. Dans les rangs, j’ai trouvé un monsieur juste devant moi qui allait aussi à Accra. Et après moi, une ado d’environ 19 ans qui allait aux États-Unis pour continuer ses études d’après ce qu’elle m’a dit. On a donc sympathisé.
Mon avion de la compagnie Asky a décollé vers 10h 20 et après une escale à Lomé, au Togo, et environ 50 minutes de vol, je suis arrivée à l’aéroport international de Kotoka. C’est beau, grand, propre et soigné. Cela n’avait rien à voir avec celui de Douala. Bref, j’ignorais que c’était ainsi le début de mes maux de têtes. Après avoir payé les frais de visa qui s’élevaient à 200$ soit 140 mille francs CFA, je me suis accrochée à Hemes Nkwa que j’ai croisé à Lomé, lors de l’escale et dont le chauffeur de l’hôtel Lancaster attendait juste dehors.

Eh oui, je suis arrivée à son hôtel avant de chercher un autre taxi pour ma résidence. J’avais fait une réservation sur booking pour l’American Mall, un centre commercial en plein cœur d’Accra avec des appartements meublés sur ses trois étages.

J’ai rencontré des personnes attentives, bienveillantes et prêtes à utiliser Google Translate pour faciliter nos échanges. Elles m’ont aidé à trouver un chauffeur et n’ont pas hésité de me dire de payer 10$ au chauffeur. Le long du trajet, j’ai découvert une ville bien structurée, propre, des routes spacieuses et goudronnées jusque dans les petits quartiers, des conducteurs respectueux du code de la route, jusqu’aux automobilistes (mon Dieu). Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à mon Cameroun, à Douala, où personne ne respecte le code de la route, et où les moto taxis ne mettent aucun casque. Tout le contraire de ce que je voyais… Je n’ai pas manqué de me dire intérieurement : « Ça aaaaa, nous ne sommes décidément pas le continent qu’on pense être. Le Cameroun mérite tellement mieux. »

Mon chauffeur a remarqué que je n’étais pas du coin alors, il a demandé :

« – Where are you coming from ?

– ⁠I’m coming from Cameroon

– ⁠Ah the country of Samuel Eto’o !

Il était tellement content de l’entendre. Et moi, j’ai répliqué :

– Yes, he is our most popular footballer

⁠- It’s the truth, my son loves him.

Voilà comment grâce à une simple réponse, le chauffeur s’est ouvert. Il m’a donné des conseils sur comment me déplacer et où trouver facilement à manger depuis mon appartement.
Le comble, c’est qu’il n’a pas pris mes 10$. Il m’a dit qu’il dira à son fils qu’il a rencontré la sœur de Samuel Eto’o (riiires) et m’a gentiment demandé s’il pouvait prendre une photo.
Un papa tellement gentil, il m’a même aidé à porter ma valise jusqu’à la réception. Quelques minutes plus tard, j’entrais dans mon appartement… question de me reposer et de me préparer pour le Africa Fact Summit 2024.


C’est quoi le Africa Fact Summit ?

Oui, je sais que tu te le demande (rire), laisse-moi t’en dire plus.
Le Africa Fact Summit est un évènement majeur centré sur l’avancée de la lutte contre la désinformation en Afrique. Il réunit les acteurs du domaine ainsi que les organisations de vérification des faits pour recentrer le débat et ouvrir les perspectives.

Proposé par Africa Check, le #AfricaFactsSummit2024 a été co-organisé à Accra par cet organisme et ses partenaires locaux Dubawa Ghana, la branche de vérification des faits pour le journalisme, l’innovation et le développement (CJID) et Ghana Fact.

Le thème retenu était: « Lutte contre la mésinformation et la désinformation en Afrique : défis, innovations et réponses stratégiques ». Le sommet visait surtout à neutraliser l’effet des désordres de l’information dans la démocratie africaine. J’y ai passé de bons moments d’apprentissage, de renforcement de capacités et de réseautage.

Mes moments forts

N’étant pas logée à l’hôtel réservé aux participants du sommet, je me levais tôt pour avoir du temps afin de ne pas arriver en retard au centre Cedi du département d’économie de l’université du Ghana. Heureusement, j’avais Yango installé dans mon téléphone. J’en ai commandé un qui m’a pris 45 ghana cédi environ 1700 franc cfa. Le plus important, j’étais à l’heure.

Une photo de moi avant le début du sommet. C: Une bénévole/Badal Fohmoh

Le discours d’ouverture

Dans son discours de bienvenue, la professeure Abena Yeboah Banin, chef du département des études en communication de l’université, Noko Magkota, directrice exécutive d’Africa Check, et l’oratrice principale, Onica Makwakwa, ont tour à tour donné leur point de vue sur la manière dont la désinformation affecte les institutions démocratiques et universitaires de l’Afrique et sur la nécessité pour tous les Africains de mettre en commun leurs ressources et leur expertise pour la combattre.

Avec au moins dix pays africains, dont le Ghana, prévus pour des élections au dernier trimestre de 2024, j’ai énormément apprécié ces mots. Les expériences des vérificateurs de faits et des experts de tout le continent ont été mises en évidence.

Des coups de feu tirés pour disperser les manifestants en colère au Nigeria aux émeutes de la jeunesse au Kenya qui ont forcé leur président à limoger son cabinet, des actes de désinformation sexistes et sexualisés disséminés dans le paysage médiatique africain au silence des médias au Burkina Faso du capitaine Ibrahim Traoré, les vérificateurs de faits des 50 membres d’Africa Fact Network ont ​​partagé leurs points de vue sur le problème de la désinformation dans l’architecture de gouvernance africaine et sur la manière dont ils tentent de la combattre par le biais de la vérification des faits et d’autres campagnes d’éducation aux médias.

Les séances par groupes

Lors de séances en petits groupes dans les salles de séminaire du Centre de conférences Cedi à Accra, les experts ont emmené des vérificateurs de faits dans les rues du Kenya, d’Abuja, de la RDC, des chambres du Parlement du Ghana, d’Afrique du Sud et du Sénégal. Ils ont montré comment la désinformation se déroulait dans différents contextes préoccupants.

Dans tous les cas, la vérité a été assassinée tandis que la tromperie et la manipulation ont pris le devant de la scène par des acteurs malveillants se bousculant pour le pouvoir, la gloire et l’argent.

Durant 48 heures, le défi consistait pour les vérificateurs de faits de tout le continent à trouver des moyens de contrer les activités de ces acteurs malveillants, tant au sein qu’en dehors du gouvernement, et à fournir une architecture de l’information plus résiliente. Les sujets abordés comprenaient la désinformation dans les contextes politiques, la désinformation ciblant des communautés spécifiques, le rôle des médias dans la formulation des récits, les outils numériques et la technologie dans la lutte contre la désinformation, ainsi que les défis et les stratégies pour lutter contre la désinformation.

Certains des experts qui traitaient de certains de ces sujets incluaient mes compatriotes le Dr Hèmes Nkwa de Yoheda Solutions et FOTSO Fonkam de Code 4 Africa, ainsi que Bisan Habu du CJID, Rabiu Alhassan de Fact Space West Africa, Dancan Bwire d’Africa Check, Kenya, Ange Kasongo de Balobaki Check, Kwaku Krobea Asante de Fact-check Ghana et Rabeb Aloui de BN Check.


Le Sommet s’est terminé le 10 octobre dernier après une soirée de gala pour honorer les vérificateurs de faits méritants qui ont réalisé un travail marquant au cours de l’année sous revue.

Le temps des interviews

Cela n’a pas du tout était facile. Je me suis remise dans la peau d’une journaliste. Après chaque session, je devais trouver un participant pour qu’il réponde à quelques questions. Déjà qu’il n’y avait pas assez de temps, il fallait être ingénieuse et convaincante. Entre interviews en anglais et en français, je me suis très bien en sortie. J’ai été brave. J’ai beaucoup apprécié le fait que Ange Kasongo me propose de poser les questions à son collaborateur, Moïse Esapa, plutôt qu’à elle. En plus, il a assuré. Nous nous sommes même croisés à l’aéroport le jour suivant la clôture du sommet. On a bien discuté, je lui ai parlé de Class Pro et de mes ambitions pour ce grand projet d’éducation. Nous nous sommes séparés à Lomé et curieusement, nous n’avons pas échangé de contacts. Mais bon, il m’a fait signe sur X, puis sur whatsapp. Je n’ai plus aucune raison actuellement pour déranger Ange car j’envisageais lui écrire pour demander les nouvelles de Moïse.

Extrait de mon échange avec Moïse sur X (ex-twitter). C: Badal Fohmoh

À côté de cela, il y a eu beaucoup de fous rires durant les interviews. Merci à tous ceux qui se sont prêtés au jeu. L’#AfricaFactsSummit2024 était une expérience extraordinaire, enrichissante sur tous les plans. C’était un plaisir d’y être, d’apprendre et de partager mes connaissances avec les fact-checkeurs venus de divers horizons. J’ai énormément aimé la beauté de la ville d’Accra, ses habitations, la bienveillance de ses habitants, sa boisson locale au malt et bien d’autres choses. Jusqu’à présent, je n’arrête pas de comparer ce que j’ai vu là-bas à ce que nous avons ici. J’ai mal en y pensant, ils sont tellement avancés… et nous, nous ne sommes même pas sortis de l’auberge.

Qu’à cela ne tienne, mon séjour ghanéen était magnifique. Je me suis achetée un bracelet le jour de mon retour à l’aéroport.

Et toi, as-tu déjà été à Accra ? Ou du moins, dans un autre pays de l’Afrique de l’Ouest ?

Raconte-moi ton expérience en commentaire…

Avec tout mon enthousiasme et ma reconnaissance, Badal !


C’est la journée mondiale contre la rage

La journée mondiale de la rage est, depuis 2007, une journée de campagne internationale. Elle se déroule tous les 28 septembre, à l’anniversaire de la mort de Louis Pasteur, découvreur du vaccin contre la rage.

La rage est problème de santé publique dans plus de 150 pays, principalement en Asie et en Afrique. Cette maladie qui cause des dizaines de milliers de décès chaque année dans le monde. Je prends part depuis jeudi dernier, 26 septembre 2024, avec d’autres camarades de l’association des blogueurs du Cameroun (ABC), à une campagne de sensibilisation contre la rage. Tu peux nous suivre via le hashtag #PNPLZERvsRabies.

L’essentiel de cette journée

Établie par l’Alliance mondiale pour le contrôle de la rage (GARC) et reconnue par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), est célébrée chaque 28 septembre pour renforcer la sensibilisation à la prévention, la lutte contre cette maladie zoonotique et les réussites obtenues. Le thème de cette année est : « lever les obstacles à l’élimination de la rage ». Il nous invite à sortir des sentiers battus et à faire tomber les barrières qui se dressent sur le chemin de l’élimination de la rage.

L’objectif de cette journée est de sensibiliser contre cette maladie et de faire campagne pour son élimination.

Lire aussi: La sécurité sanitaire des aliments, une affaire de tous

L’action du programme zoonose au Cameroun

Crée en 2014 et communément appelé Programme zoonose, le programme national de prévention et de lutte contre les zoonoses émergentes et ré-émergentes (PNPLZER) est mandaté pour s’assurer de l’appropriation du concept « une seule santé » à travers une approche multisectorielle et multi-acteurs au Cameroun. C’est donc de bonne guerre qu’elle sensibilise contre la réduction des maladies à l’instar de la rage. La cérémonie officielle de lancement de la campagne gratuite a été présidée par le ministre des Pêches et des Industries animales (Minepia).

La rage est une maladie zoonotique mortelle. C’est une maladie infectieuse transmissible de l’animal à l’homme et ses conséquences sont irréversibles. L’unique moyen de transmission de la rage est la morsure par un chien enragé. Cette dernière est évitable à condition que les animaux de compagnie soient vaccinés.

Visuel de sensibilisation. Crédit : Programme zoonose Cameroun (avec son consentement)

Cette journée se veut inclusive car elle réunit les personnes, les organisations de la société civile et les parties prenantes de tous les secteurs dans les efforts communs de lutte contre la rage. Le programme zoonose organise justement un atelier sur le thème : « Briser les barrières de la rage ». Activité co-jointe à la vaccination gratuite des animaux dans toutes les délégations régionales du Minepia.

C’est dans cette notion de rassemblement et d’unité à l’esprit que le concept « One health » prend tout son sens : « tous pour un, une santé pour tous ». Au-delà du concept, il met l’accent sur la collaboration, l’égalité et le renforcement des systèmes de santé.

Toutefois, je vois en cette journée l’occasion parfaite pour rappeler aux uns et aux autres que la lutte contre la rage ne se limite pas au 28 septembre. Mais qu’elle doit être menée de manière durable pour réduire à terme le nombre de décès dus à la rage.

Je crois également que l’accès aux informations sûres, ouvertes et opportunes aux parties prenantes, les médias et le grand public, peuvent contribuer à éduquer la population sur ce que c’est véritablement cette maladie zoonotique mortelle. Et donc, à la prévenir, d’où l’importance des médias dans ce processus.

Il est temps de se joindre aux actions du programme zoonose au Cameroun pour davantage réduire les risques sanitaires que peuvent engendrer la rage et protéger la population.

J’espère que tu partageras les visuels ou que tu sensibiliseras ton entourage à vacciner leurs animaux. Le hastag est #PNPLZERvsRabies !

Bien à toi !

Badal


L’éco-blogging : un engagement civique pour la protection de l’environnement

Les questions environnementales sont aujourd’hui l’affaire de tous, et réduire son impact écologique est devenu une nécessité… Je me suis donc demandée comment moi, en tant que blogueuse engagée, je pouvais réduire mon empreinte écologique. Car oui, le blogging aussi, ça consomme ! Je vous livre quelques réflexions sur le sujet.

Crédit : Freepik

Le climat: le casse-tête de notre siècle

La problématique du climat hante le monde aujourd’hui. On en parle partout: dans la rue, à l’école, dans les médias… Je sais que tu as déjà au moins entendu parler du changement climatique. Cette expression revient souvent dans l’actualité et dans les discours… Je sais aussi que comme de nombreuses autres personnes, tu te demandes certainement c’est quoi au juste. (Rires) Même si c’était à l’école, et que tu l’as entendu. Laisse-moi te l’expliquer terre à terre, comme on dit chez nous au Cameroun !

Lire aussi: Changement climatique: le Cameroun se forme aux GL IPCC2006

C’est quoi le changement climatique ?

Le changement climatique veut tout simplement dire que l’air, la terre et les océans se réchauffent de plus en plus, car les activités humaines (industrie, transport, Internet…) rejettent plus de gaz à effet de serre (comme le CO2) que notre planète Terre n’est capable d’absorber.

De nombreux rapports, comme ceux du GIEC, prouvent que notre climat a changé et se réchauffe globalement. Cela se manifeste par des records de température battus de plus en plus souvent et des chaleurs extrêmes. Si on ne fait rien, nos enfants souffriront à cause de la sévérité des saisons qu’ils endureront. Parce que vois-tu, un climat qui change, ce n’est pas juste la température. Cela signifie que la végétation change, que les espèces migrent, qu’elles se raréfient. Qu’on ne pourra plus cultiver les mêmes plantes au même endroit. Et tout cela à l’horizon 2030. Tu t’en rends compte ?

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Des conséquences déjà présentes

Je ne sais pas si tu comprends vraiment ce que j’essaie de t’expliquer. En gros, je suis en train de te dire que les conséquences du changement climatique sont déjà là. Regarde juste autour de toi: il y a une multiplication des feux par ci, des inondations par là, des canicules et phénomènes météorologiques extrêmes qui sont directement liés à l’activité humaine. Et cela a des conséquences directes sur notre santé.

Ces dernières semaines, on ne parle que des inondations de Yagoua, dans le grand Nord du Cameroun. C’est un énorme problème pour les écoliers à peine retournés en classe… J’ai le coeur brisé. C’est si triste. Les centaines de famille déplacées méritent un accompagnement à la hauteur du sinistre.

Réalises-tu la gravité des conséquences du changement climatique ? En plus des décès liés à la chaleur, les maladies respiratoires liées aux feux de forêts, ou encore les maladies liées aux animaux, les zoonoses qui se développent de plus en plus vite, nous sommes tous concernés. Et comme on dit, « on n’a qu’une seule santé », c’est bien vrai ?

Les conséquences sont globales mais ici chez nous en Afrique, l’accès à l’eau risque d’être de plus en plus compliqué. Et la sécurité alimentaire n’est pas en reste. Même avec la volonté de produire, on ne sera plus sûr d’avoir accès à de la nourriture. L’accès à l’eau et à la nourriture seront un enjeu crucial des prochaines décennies.

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Il faut reconnaitre que les aléas climatiques vont impacter les récoltes, qui seront aussi de moins bonne qualité (Emoji triste). Et tout cela peut créer des réactions en chaîne : une catastrophe naturelle combinée à un manque de ressources, qui entraîne une catastrophe humanitaire… Mon Dieu, épargne nous de cela !

Si on agit maintenant, on peut limiter le changement climatique.
Si nous nous engageons beaucoup plus fortement dès à présent, nous pourrons éviter beaucoup des graves conséquences. Mais comment ?

Mon blog, mon empreinte

En tant que blogueuse engagée, je crois fermement que le blog est un média essentiel à la préservation des droits, de la démocratie, de la paix, et même de la protection de la nature. Le lien entre l’environnement et la création de contenu peut paraître flou et pourtant, celle-ci a des effets considérables sur notre planète. Sais-tu que tu peux apporter ta pierre à l’édifice ?

Indépendamment de qui tu es, de ton métier, de ta couleur, de ta race, de ton genre et même de ta situation géographique… Oui, chaque action compte.

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Et en tant que blogueuse, je me dis que rendre mon blog plus écologique, ce serait un bon début pour promouvoir une communication plus durable. Ne sois pas étonné, c’est bien possible (Rires). Honnêtement, je n’avais pas mesuré l’impact environnemental de mon blog jusqu’à ce moment précis. Pourtant, si Internet était un pays, il serait sans doute le troisième État le plus pollué du monde. La préservation des ressources naturelles et la sobriété énergétique étant devenue un enjeu de société majeur, je crois que rendre mon blog plus écolo est bien possible grâce à quelques dispositions simples. De la production à la diffusion des contenus, la liste des sources de pollution est longue…

Heureusement, pour minimiser l’impact de mes contenus sur l’environnement, il existe des actions efficaces que je peux conserver ou mettre en œuvre :

1- Préparer mes billets en « low tech »

Il ne s’agit pas de me passer totalement d’Internet et des outils dédiés, mais d’aller à l’économie lorsque je prépare mes billets. Un ami m’a récemment dit qu’il rédigeait toujours ses articles d’abord sur papier format. Je me rends compte qu’il n’a pas du tout tort d’utiliser d’abord un papier et un stylo, plutôt que d’utiliser systématiquement les outils bureautiques. C’est une façon, disons, « low tech » de travailler.

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2- Créer des contenus écologiques

Créer des contenus plus respectueux de l’environnement, c’est avant tout en créer moins. (Rires) ! C’est un peu rigolo mais c’est pourtant vrai.

Pour éviter de surcharger son blog, on peut privilégier les contenus de qualité au lieu de miser sur la quantité (plus il y a d’informations, moins elles sont de qualité). C’est pourquoi je préfère écrire un billet par semaine qui soit plus long, avec plus de valeur ajoutée, plutôt qu’un article par jour qui soit court et inintéressant. Cela me permet de gagner en temps et en notoriété, puisqu’il me donne l’occasion d’étayer mon sujet et donc de démontrer mon expertise. Je crois aussi que compresser les vidéos et les images peuvent aider à alléger le poids des contenus.

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3- Parler d’environnement dans ses contenus

Pour cette dernière astuce, je te parle d’intégrer l’écologie dans la rédaction de tes contenus, à proprement parler !

Je suis convaincue que communiquer sur l’impact écologique de chacun, partager mes valeurs et mes engagements environnementaux à ma communauté peuvent s’avérer très importants. Car l’éducation à l’écologie passe avant tout par l’exemple et la détermination à s’y tenir. Non seulement, je véhicule des valeurs importantes qui peuvent être suivies et reprises par mon audience, mais je fidélise un public averti autour de mon blog.

C:Freepik

En fin de compte, je crois que tu as pu constater toi-même que tes contenus ont un pouvoir conséquent autant sur tes lecteurs que sur l’environnement. Alors, pour une démarche plus respectueuse, plus écologique, mise toujours sur la qualité.

En passant, penses-tu que rendre son blog plus écologique est utile, ou tu vois cela juste comme un effet de mode ?

Avec toutes mes salutations vertes, Badal !


Quand des jeunes s’adressent aux dirigeants…

Ce 15 septembre, la 17ᵉ Journée internationale de la démocratie se célèbre. À cette occasion, mes camarades ambassadeurs de la Fondation de l’innovation pour la démocratie et moi-même invitons nos gouvernants à s’engager résolument dans de nouvelles initiatives dans les Objectifs de développement durable (ODD) tels que l’éducation, l’égalité des genres et l’écologie.

Trois mois après les premières assises africaines de la démocratie, mes camarades et moi, avons un message à passer à nos décideurs. Dans la culture africaine, on a pour habitude de respecter les aînés et on oublie souvent que les jeunes ont aussi leur mot à dire. D’où l’importance de ces plaidoyers qui, pour une fois, est faite par de jeunes issus d’environnements et de pays différents. C’est vrai qu’en allant à Praia pour les assises, je ne savais vraiment pas que je rentrerais à Douala autant transformé. Comme on dit chez nous au Cameroun, je ne savais pas que c’est comme ça que ça allait se passer (rires).

Lire aussi : Moi, ambassadrice aux premières assises africaines de la démocratie

Quand je pense comment j’ai trimé pour trouver le titre « Écouter les femmes, promouvoir une gouvernance équilibrée », et qu’enfin, un média tel que Jeune Afrique publie un article (grand sourire), tu ne peux pas imaginer comment je suis si fière. Fière de mes camarades et moi-même. Cette tribune représente nos espoirs, nos souhaits, notre activisme et toutes les actions que nous menons déjà chacun, à son niveau dans nos communautés respectives. J’avoue que j’étais déjà très fière de moi, mais là, mon estime vient d’augmenter d’un cran. Imagine pour mes amis (rires). Je réalise encore combien les jeunes que nous sommes pouvons participer à changer les choses et construire le monde que nous voulons tous.

Une capture de l’article publié sur le site internet du média Jeune Afrique. Crédit : Badal Fohmoh

Ma thématique

Oui, je suis une femme. Une fière Sahélienne. Et proposer une thématique en lien avec les femmes s’est fait comme un réflexe. Dans la rédaction du plaidoyer de notre tribune intitulée « Plaidoyer pour une plus grande inclusion des femmes dans les processus de négociation pour la résolution des conflits en Afrique », j’ai travaillé avec quatre autres camarades : Arcy Epalle, Auguste Ngassam, Dorcas Kiyemel et Tumisang Seabo.

Au départ, notre plaidoyer avait deux axes et pour qu’il ne soit pas long, nous avons opté pour le précédent. Nous avons formé trois groupes et chacun avait le choix sur la thématique qui l’intéressait. Il était structuré ainsi :

Plaidoyer 1 : Structurer et soutenir, dans les pays, les projets et initiatives qui visent à développer l’employabilité de la jeunesse et leur donner accès à des métiers dignes, décents et rémunérés au prix juste et responsable.

➢ Esther Sessenou (Coordonnatrice du groupe)
➢ Epiphane Ndjore (Coordonnateur adjoint)
➢ Fatouma Harber
➢ Anouchka Sooriamoorthy
➢ Assia Dahou

Plaidoyer 2 : Lutte pour la préservation des terres et contre la désertification.

➢ Merveille Koyandonga (Coordonnatrice du groupe)
➢ Atchinale Bienvenue (Coordinateur adjoint)
➢ Patricia Kasoki
➢ Oda Ndayishimiye
➢ Halidou Raissa

Plaidoyer 3 : Réenchanter le patriotisme et l’engagement pour des liens durs entre les peuples, en faisant une large place aux femmes et aux jeunes autour des tables de négociation.

➢ Badal Fohmoh (Coordinatrice du groupe)
➢ Auguste Ngassam (Coordonnateur adjoint)
➢ Arcy Epalle
➢ Dorcas Mekoale
➢ Tumisang Seabo

Je suis très fière de nous les ami.e.s.

Une photo de nous, jeunes ambassadeurs et ambassadrices de la démocratie avec notre encadreur Guy Dely, aux assises africaines de la démocratie. C: La fondation de l’innovation pour la démocratie (avec son accord)

Mon ressenti

Le travail n’a pas été facile, je peux te l’assurer. Coordonner mon groupe a été une nouvelle expérience, j’ai dû faire preuve de beaucoup de patience, de compréhension et de fermeté. Crois-moi sinon, on n’aurait jamais terminé jusqu’à ce jour. Voir notre tribune apparaître dans les colonnes de Jeune Afrique est une grande fierté. Surtout qu’il a été rédigé par plusieurs mains. Nous et moi particulièrement, je ne cesserai de remercier la fondation, son président, le professeur Achille Mbembe, ainsi que tous nos encadreurs. Une mention spéciale à monsieur Yves pour avoir été, lui aussi, très patient avec nous-mêmes.

Parce que oui, je suis jeune, je suis une femme. Et pas n’importe laquelle, je suis une Sahélienne fière et je soutiens une démocratie comme la fondation ne cesse de le clamer, qui s’appuie sur la puissance des femmes et l’énergie des jeunes.

Ensemble, l’impact sera plus important. Alors, si tu veux rester informé des autres parutions de notre tribune et pourquoi pas, être associés d’une façon ou d’une autre aux Assises 2025, tu peux devenir cosignataire de la tribune en remplissant ce formulaire.

Demain, 15 septembre 2024 sera la journée mondiale de la démocratie, et je suis très heureuse.

Vive la démocratie inclusive !
Vive la gouvernance démocratique !
Vive les jeunes acteurs !

Avec tout mon activisme et ma fierté,

Badal


Saison 2 Minsep-Fecafoot: la danse des stades

À deux semaines de la rencontre Cameroun-Namibie, comptant pour les éliminatoires de la CAN 2025, c’est l’incertitude totale chez les footeux camerounais. Où se jouera ce match qui divise les instances ?

L’affaire Minsep-Fecafoot c’est vraiment une série. Après la saison 1 (la bataille des staffs), voici la saison 2 (la danse des stades). Je me demande bien si la 3e saison sera les démissions en cascades ou que sais-je encore ? (MDR). Si on t’explique le Cameroun et tu comprends, c’est qu’on t’a mal expliqué (rires). Franchement, ce pays fatigue. La guerre Minsep-Fecafoot dans laquelle le sélectionneur des lions, Marc Brys, est impliqué et dans laquelle, il affiche clairement son parti pris depuis longtemps est bien loin d’être terminée.

Lire aussi: Conflit au sommet du football camerounais

Après une interview explosive de l’un, un choix de stade surprenant de l’autre, l’intervention des personnes inattendues… voilà que le bras de fer entre la Fecafoot et le Minsep du Cameroun se mue de nouveau en conflit ouvert. Les Lions indomptables sauront-ils faire abstraction ?

Lire aussi : Marc Brys: une sortie, mille polémiques

La danse des stades

Le lieu de la rencontre Cameroun-Namibie était initialement le stade de Japoma, à Douala. Contre toute attente, le ministère des sports et de l’éducation physique a annoncé que ce dernier ne serait pas praticable en vue de la forte pluviométrie dans la ville. Chose que l’ONIES (organe nationale chargé de l’entretien des stades) dont Joseph Antoine Bell assure la direction confirme après que la Fecafoot ait délocalisé le match pour le stade Roumde Adja de Garoua, que seul le stade Ahmadou Ahidjo serait idéal. La FECAFOOT annonce à l’ONIES que la CAF réitère la délocalisation du match Cameroun – Namibie au Stade Roumdé Adjia de Garoua aux mêmes date et heure. La fédération précise également que la CAF a ainsi marqué son désaccord quant à la demande de l’ONIES de jouer au stade Ahmadou Ahidjo.

Correspondance de la Fecafoot à l’ONIES. C: Réseaux sociaux de la Fecafoot

Mon commentaire

Le Cameroun a accueilli la coupe d’Afrique en 2022. Je l’ai même couverte. Deux ans après, il n’y a plus que 2 stades homologués (MDR). Je jure que je suis perdue.
Je me demande bien si le Minsep ou plutôt le Minfoot (oui oui, en voulant faire du mal à Eto’o, ne voit pas que le cameroun se tire une balle dans le pied ).

La liste actualisée des stades qui peuvent abriter un match international au Cameroun sont le stade de la réunification de Douala, et Roumde Adjia de Garoua.

Liste actualisée des stades homologués par la CAF: C: Site internet de la CAF

Le stade Ahmadou Ahidjo (celui que le ministère et l’ONIES recommandent à la Fecafoot) et le stade de Japoma ont été disqualifiés… (Rires) Le game est rude. Comme disait un artiste, le tacle est rude mais ça joue. Ainsi fonctionne la rue. À un moment, je me demande et tous ces milliards engloutis dans la construction des stades ?

Deux seulement homologués et on se bagarre sur le plus vieux (Rires). C’était quoi donc l’interêt de cette course folle vers la construction des stades dits « flambant neufs et modernes » si le stade omnisport de Yaoundé était suffisant ?

Dans tout ça, ils oublient que le stade Ahmadou Ahidjo n’est pas homologué par la CAF. Jusqu’à ils ont envoyé un courrier et signé (Rires).

Extrait du courrier de l’ONIES à la Fecafoot. C: Réseaux sociaux du Minsep

Regarde bien l’encadré que j’ai fait sur ce courrier, il affirme le contraire de la liste actualisée de la CAF (Riiires). Mais je demande hein, les lions joueront ils hors du pays ?

J’ai déjà tapé toutes les équations mais c’est toujours un genre là. Le protocole entre la fédé, la caf et la fifa n’est jamais remis en cause.
Pourquoi celui du fonctionnement entre la Fecafoot et le Minsep pose t’il toujours problème ? Qu’est-ce-qui bloque ?
Je sais que dans un fonctionnement normal, la Fecafoot informe l’état de son besoin, l’état valide et met tout à disposition de la fédé. Mais comme nous ne sommes pas dans un fonctionnement normal, on assiste à tout ceci. Les guerres font que la fédé s’est égarée de penser qu’elle peut imposer à l’état où elle peut organiser ses matchs. Ce n’est pas le cas. Et l’état est en train de le leur montrer malheureusement. Je suis seulement triste que les deux parties soient tout autant coupables de la situation actuelle.

Comment se fait-il que le protocole prend un mois mais la décision de jouer à Yaoundé a été prise le 19 alors que le match est prévu le 7 septembre. Je ne sais pas si tu vois, mais il y a trop d’inconherences. Et crois-moi, certaines personnes soutiennent ça.

Le match se jouera dans 11 jours et jusqu’à présent on ne connait ni les joueurs sélectionnés, ni le lieu exact de la rencontre….

L’ONIES incompétente, Parfait Siki revanchard…

L’organe ne cesse d’afficher son incapacité à entretenir les infrastructures du Cameroun dont il est en charge (Riiiiiires).

Et puis, il y a Parfait Siki, ancien employé de la Fecafoot aux postes de chargé de la communication et de secrétaire général qui a fait une sortie qui ne me laisse pas indifférente.

J’ai remarqué beaucoup de faux dans cette communication. À part le dernier paragraphe qui fait preuve d’un prise de position claire parce que les interprétations sont faites comme chacun le veut, les autres paragraphes précédents ce dernier paraissent certes justes. Mais ça aurait été bien de citer les textes. Seulement, je trouve que demander l’avis du coach ne veut pas dire que c’est lui qui décide. Non et non ! Ce n’est écrit nulle part de requérir l’avis du coach pour faire jouer un match (cf Jean-Paul Akono et la Federation Française de Football: Deschamps a été informé où se tiendront ses prochains matchs par la FFF)…

Quand je lis PARFAIT, je suis contente mais ça me fait mal. Parce qu’il fait passer les footballeurs pour des cons et les politiques/intellectuels penseront rentrer s’asseoir à TSINGA. Les gens supportent même cet ignare sans savoir le mal profond qu’il est entrain de faire par égoïsme. Quand il était même SG de la Fecafoot, il a été incapable de gérer et a plutôt mis sur pied des réseaux de détournements… En plus, il confond fait et droit. Et c’est très dangereux pour la paix des cœurs et des esprits.

Quoiqu’on dise ou fasse, l’équipe nationale est un produit de la fédération qui, pour des raisons de développement de ses activités, peut décider du lieu du match et en informer le gouvernement.
Après, je me dis aussi que la question n’est pas sur l’accord du gouvernement, mais sur le principe.

Seule une raison sécuritaire peut être invoquée par le gouvernement pour annuler la programmation d’un match. C’est à la FECAFOOT de développer son activité (le foot) à travers son produit phare (les Lions). Pourquoi le Minsep fait il entrave via d’autres organes ?

Les autres sont au service de l’État. L’Etat c’est qui ? C’est bien nous, toi, moi, tous les camerounais. Et donc si nous bafouons les textes, nous nous dressons contre l’État. Mais que se passe t’il si l’Etat lui-même bafoue les textes ?

Dans tout ce brouhaha, je rappelle que le président de la Fédération hôte est celui qui décide du lieu, de l’heure de la rencontre selon les textes de la FIFA (Riiiires). Tu savais même cela ?

Tu comprends ce que je dis ? (Riiiires)
Bienvenu au Cameroun ! (Riiiires) Un pays où on a normlisé l’écart et écarter la norme (Rires).

Ne ris pas seul (On se reparle très vite !)
Badal

C: Badal Fohmoh


Mon premier billet de blog

Tu sais que c’est le mois du blogging n’est-ce pas ? Ok. Aujourd’hui, je partage avec toi le souvenir de ma première fois… de mon premier billet de blog.

Ma première fois dans le blogging était tout aussi excitante que celle dans l’avion (hahahahaha).

Lire aussi : Ma première fois dans l’avion

Quand j’y pense, je n’en reviens toujours pas. Je ne connaissais rien du blogging, j’ignorais tout ou du moins, j’entendais parler de cette activité en Occident. Je ne savais pas qu’elle s’exerçait aussi chez nous jusqu’à ce fameux jour où Tankeu Gabriel, le promoteur de Mboabuzz m’a approchée…

Mes débuts

Fidèle amie de la lecture, avec un goût un peu avancé pour l’écriture, j’utilisais mon mur Facebook pour partager mes écrits, mes histoires, mes ressentiments, mes déboires, mes petites découvertes, mes interrogations, mes envies, mes ras-le-bol avec mes amis. Ainsi, le promoteur de Mboabuzz, admiratif de ma petite plume, m’a proposé de travailler pour son blog.

Je ne saurais cacher que j’avais été surprise et ravie en même temps. Cependant, j’ignorais tout de ce domaine. Je lui ai fait savoir cela et il m’a proposé des livres et notes en PDF pour apprendre, chose que j’ai rapidement accepté. Cela ne m’a même pas pris trois jours pour être à la ligne (hahahaha). Mon engagement et mon assiduité, je les ai depuis bien longtemps. Le lendemain de ce même jour devait être la dernière d’Arsène Wenger en qualité de coach d’Arsenal football club. Moi, passionnée de foot (rires), j’ai saisi cette occasion pour rédiger mon tout premier article de blog.

Capture de ma publication invitant mes amis à lire l’article. Crédit : Badal Fohmoh

Mon ressenti aujourd’hui

Six ans et trois mois plus tard, je suis toujours aussi excitée que ce fameux 7 mai 2018 : date de ma première fois, ou plutôt date de publication de mon premier article de blog (sourire).
Tu sais, quand on commence à tenir un blog, c’est souvent difficile d’en parler à son entourage. Certains le font naturellement, mais d’autres, pas. Ce que je veux véritablement te dire c’est que, ce n’est pas bon de bloguer tout seul. Tu écris pour être lu alors, tu dois en parler autour de toi. Tu dois amener le maximum de gens à te lire. C’est ce que moi je faisais et continue de faire en tout cas. Tu peux même demander leurs avis sur ton style, ton contenu, tes sujets, tes angles de traitement et bien plus…

Crédit : Iwaria

J’ai toujours mis de mon entièreté dans mes écrits. Quand je relis certains billets, je souris jusqu’aux oreilles. Et d’autres, pas vraiment. Mais finalement, je me dis que j’évolue. Un blog croît en même temps que son propriétaire. Tout ceci pour te dire combien j’aurais été heureuse de pouvoir relire mon tout premier article à être mis en ligne. J’aurais aimé pouvoir relire chaque phrase, vérifier l’orthographe des mots, la grammaire, pouvoir me remettre dans ma peau de ce fameux jour (sourire).

C’est bien dommage que Tankeu Gabriel ait laissé tomber ce blog. Il l’a même autrefois renommé en « Ça va vite », mais aux dernières nouvelles, il l’a définitivement abandonné. Ça aurait été MA-GI-QUE de pouvoir relire ce billet en entier. Ma première fois… mon premier billet… ma première titraille : « Un au revoir spécial pour la dernière d’Arsène Wenger à l’Emirates. »

Quoi qu’il en soit, je suis heureuse de t’en parler aujourd’hui. Et quand j’y pense bien, c’est cette même année (2018) que j’ai commencé à suivre Atome blogueur. Plus tard, exactement un mois un jour après que j’ai rédigé ce billet, Thierry Didier Kuicheu (TDK), secrétaire général à cette époque et actuel président de l’Association des Blogueurs du Cameroun (ABC), m’invitait à la troisième réunion trimestrielle de l’association.


C’est grâce à lui que j’ai su qu’un réseau de professionnels existait. Et depuis juillet 2018, je suis membre de cette association qui m’a tout donné et dans laquelle je ne cesse d’apprendre et de grandir.

Capture de l’échange confirmant mon adhésion prochaine. C: Badal Fohmoh

Je ne sais pas si tu comprends mes émotions, ce que ça fait de pratiquer une activité pareille durant autant d’années et d’en parler toujours avec autant d’enthousiasme… Gars, je ne regrette rien. Je suis reconnaissante pour tout et s’il fallait choisir, je le referais avec plaisir.

Puisque bloguer fait partie de la création de contenus, dans le prochain billet, je te parlerai d’une télé-réalité sud-coréenne qui t’aidera à améliorer ta capacité à captiver l’attention des gens. Et ce, peu importe ton secteur d’activité.

D’ici là, prends grand soin de toi !
Avec toute ma passion !

Badal, ta blogueuse indomptable !


Marc Brys : une sortie, mille polémiques

Marc Brys, l’actuel sélectionneur des Lions indomptables du Cameroun est au cœur de tous les sujets depuis sa récente sortie médiatique dans les colonnes de DH, un journal belge.

Cette sortie virulente dans laquelle Marc Brys revient sur son altercation avec Eto’o et traite son prédécesseur à la tête des lions de « girouette » fait couler beaucoup d’encre et de salive.

Les opinions sont partagées dans l’espace public. Entre ceux qui demandent son départ, ceux qui le félicitent d’avoir dit ce qu’il pense, ceux qui disent que l’interview est fausse, ceux qui ne comprennent plus leurs frères camerounais… les polémiques autour de cette sortie sont loin d’être terminées.

Extrait de l’interview de Marc Brys. C: Le journal DH/Les sports

Lire aussi : Football camerounais: vers une fin de crise ?

De la véracité de l’interview

Dans le live matinal de Tropical Fm, en direct de Bafoussam hier lundi, le journaliste Antony Pla affirme que:

« L’interview de Marc Brys est vraie, elle est sortie dans un magazine. Derrière ça, du côté de l’équipe de Marc Brys , apparemment, on refuterait le fait qu’il ait donné cette interview. On va voir comment ça va se jouer. Il y a un truc, chez les médias belges en particulier, je le sais, pour avoir beaucoup travaillé sur le championnat de Belgique. Il y a des journalistes chez eux qui sont capables de prendre des conversations qu’on peut avoir, comme on dit, off the record, c’est-à-dire en privé, qui ne sont pas censées sortir, dans la déontologie journalistique c’est comme ça, mais il y en a qui prennent les conversations en off comme ça pour aller ensuite les publier quelques semaines plus tard. Donc c’est pour ça que je dis, moi, le timing de cette chose, je trouve ça quand même assez étrange. Et je ne crois pas vraiment aux coïncidences dans la communication. Marc Brys lui, il dit qu’il n’a jamais donné d’interview. Enfin bon, apparemment il dirait ça, c’est ce qui tourne un petit peu, donc on va voir, moi je ne lui ai pas parlé directement, je ne l’ai pas cherché, mais l’interview elle est là, les dommages sont faits, maintenant à voir comment ça va se passer début septembre. »

– Antony Pla dans la matinale de Tropical Fm en direct de Bafoussam ce lundi 19 août.

À côté de cela, l’équipe de Stopintox via sa rédactrice en chef, dit avoir contacté par mail Jonathan Lange, rédacteur en chef des sports de la DH/Les sports+ qui leur a fait savoir que l’interview réalisée par le journaliste Yves Talideman est réelle.

Action, réaction ?

En tout cas, Rigobert Song a brisé le silence moins de 48 heures après la sortie désobligeante de Marc Brys. Dans cette sortie qui a l’air de toute une mise au point, l’ex-sélectionneur du Cameroun exige du respect pour sa personne et sa carrière professionnelle.

L’ex-capitaine des Lions Indomptables, réagi aux propos désobligeants tenus par Marc Brys, qui l’a traité de « girouette ». Le Belge en ajoutant que durant son passage, à la tête du staff technique, « Rigo » n’avait rien à dire quant aux choix des joueurs. Ce que réfute ce dernier qui réitère avoir assumé pleinement ses choix.

Bien plus, Rigobert Song, invite son successeur sur le terrain et non dans les journaux, surtout à la veille du prochain regroupement des Lions Indomptables. Lequel entre dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations de football 2025. Non sans lui rappeler que « l’histoire du football camerounais a été écrite grâce à nos icônes. Ces dernières méritent respect et reconnaissance. »

Mon commentaire

Je ne sais pas toi, mais cette sortie provocatrice de Marc Brys me donne un peu de remords. Je croyais pourtant que ce climat paisible était bénéfique pour tous. Comment peut-il avancer des déclarations pareilles à quelques semaines du rassemblement des lions ? Quelle ambiance y fera-t-il ? On peut ne pas aimer Eto’o mais pourquoi toujours tout ramener à lui ? Même quand il s’efface, pourquoi le faire ?

Eto’o peut avoir son ego comme tout humain mais c’est un très grand homme, un vrai Camerounais et son amour pour ce sport qui est le football et tout ce qu’il implique est juste inconditionnel. Je trouve cela admirable.

Il faut reconnaître que les divisions créées par ce conflit sont sanglantes. Même si je ne suis pas avocate, j’y vois clairement une faute lourde, qui peut conduire au licenciement sans préavis…

En parlant de licenciement même, je me dis qu’il suffirait à la FECAFOOT de saisir de MINSEP (avec copie de l’interview) pour informer de ce que les propos sont une insubordination qui tend à installer un climat délétère dans l’encadrement des Lions. Et qu’à cet égard, ils sont contraints de ne pas poursuivre avec ce coach et bien sûr en mettant en copie de la lettre le secrétaire général de présidence de la république. Mais apparemment, c’est bien plus compliqué…

Parce qu’en principe, Marc Brys doit être employé FECAFOOT. Dans l’hypothèse contraire, la résiliation est envisageable. Déjà que jusqu’ici, la nature de son contrat reste floue…

Après tout, je ne sais même pas pourquoi parler de légendes comme argument… Dans un monde normal, les choses sont calmes, on prépare un match dans deux semaines. Le coach fait une sortie comme celle-là, c’est l’harmonie dans le travail qu’il recherche ou c’est la suite du théâtre ? Sérieux, toi-même dis moi.

Je jure que le Cameroun est incompréhensible (MDR). Moi-même camerounaise, si on m’explique ce pays, je n’y comprendrai rien. Combien de fois un étranger ? Les Camerounais passent le temps à se moquer de leur président de la République en le traitant de tous les noms d’oiseaux, à insulter leurs légendes, à médire d’elles.

Ils passent le temps à insulter et à traiter les pères fondateurs, pionniers de l’entrepreneuriat camerounais, à détruire toute lumière qui essaie de leur montrer la voie en les traitant de tout. Ce pays me dépasse.

L’autre jour même, en plein deuil national, un étranger est venu mettre de l’huile sur du feu devant le Cercueil de feu Issa Hayatou, les Camerounais ont applaudi. Et comme toujours, ils ont tout ramené à Eto’o. Cet homme souffre entre les mains de ses compatriotes, mon Dieu.

Aucun homme n’est parfait mais je pense sincèrement que les camerounais doivent apprendre à respecter et protéger les leurs, encore plus ceux qui leur servent de miroir à l’extérieur. Je crois que les liens de sang voudraient que dans l’espace public, on protège son frère. Même s’il a commis une bêtise, et qu’on le lui reproche à la maison, entre quatre murs, loin des regards extérieurs. Ou bien, je rêve ? On dirait que oui…

Un peuple sans visage, sans modèle et sans leader est un peuple perdu. Ailleurs, ils ont Zidane, Ronaldinho, Maradona et croyez-moi malgré leurs gaffes, leur peuple les protège. D’ailleurs, même Mbappé avait tweeté en disant que Zidane c’est la France. Et la légende, on la respecte.

Est-ce que les Camerounais comprennent alors ça ?

On peut critiquer Eto’o et son mandat sans toutefois faire une sorte de fixation contre lui. Brys pouvait juste évoquer des manquements pour qu’on ait des solutions. Mais là, on dirait qu’il veut surfer sur le désamour de certains envers Eto’o. Et là, je trouve ça malsain.

Eto’o n’a certes pas encore réagi mais le connaissant, quelque chose se prépare. Restons juste aux aguets, tout en espérant que Dieu bénisse le Cameroun. Parce que vraiment…

N’oublie pas de prendre soin de toi ! J’espère que tu prépares la prochaine rentrée sereinement.

Avec tout mon amour !

Badal