Badal Fohmoh

Mes top images de Paris 2024

Les jeux olympiques de cette année continuent d’enchanter le monde. Paris ne cesse de faire parler d’elle. Des sportifs aux touristes, que de belles histoires et des expériences à conter. Parmi celles-ci, une multitude de clichés à admirer avec beaucoup d’attention….

Je partage avec toi, dans ce billet, quelques photos qui ont attiré mon attention. Certaines ont fait du buzz, et d’autres pas. Ce qui m’a surtout marqué ce sont les valeurs sportives que transcendent les photos. Outre les valeurs, il y a également la beauté, la précision des clichés, l’histoire ou le langage des sportifs et plein d’autres choses que tu découvriras.

Si tu n’as pas suivi les Jeux Olympiques, ce n’est pas très grave. J’ai sélectionné pour toi les images qui ont fait le buzz sur les réseaux sociaux durant la compétition. Des images de plus dans des galeries d’illustrations pour animer des pages ou pour créer des mèmes, voire des stickers.

#1- Yusuf Dikeç

Dans la catégorie tir au pistolet, il n’a pas décroché l’or mais la médaille d’argent. Pourtant, on a plus parlé de lui que du medaillé en or. Le tireur olympique turc Yusuf Dikeç est devenu viral pour son look décontracté et sa médaille d’argent.

Voir cette image en boucle dans les médias m’a rappelé à quel point « l’attitude » est importante. C’est l’histoire du mec qui va au bal avec un costume à 50 euros acheté en friperie mais attire plus l’attention que celui qui débarque avec son costume à 2.000 euros. Attitude !

As-tu l’attitude ? Tout dans ce monde n’est que perception. Attitude + compétence et confiance en son savoir-faire sont la clé.

#2- La boxeuse algérienne Imane Khelif

La polémique sur Imane a enflammé la toile. En effet, le jeudi 1er août, la boxeuse algérienne Imane Khelif affrontait l’Italienne Angela Carini en quart de finale des -66 kg. En moins d’une minute, Carini abandonnait, relançant le débat sur la présence de la combattante algérienne.

J’ai lu beaucoup de publications à ce sujet et une seule question me venait à l’esprit : « Est-ce une femme ou un homme ? » Pourquoi les gens se déchaînent-ils autant sur elle ?

En fouillant, j’ai remarqué une ambiguïté dans les écrits des journalistes, poussant certains à penser qu’Imane Khelif est une transgenre qui ne devait pas combattre avec des femmes. Et bien, tu sais quoi ? Je crois qu’Imane Khelif a mérité sa victoire et que le reste, c’est juste de la mauvaise foi et les lamentations d’une adversaire qui n’était pas à la hauteur et qui a préféré jouer la carte de la victimisation.

Contrairement à ce que beaucoup pensent, Imane Khelif n’est pas une athlète transgenre. Elle n’aurait jamais pu compétir si c’était le cas. Pour preuve, la nageuse transgenre américaine Lia Thomas avait été recalée par le Tribunal arbitral du sport (TAS), l’empêchant de participer aux JO. Donc, si Imane Khelif était une transgenre, elle aurait aussi été recalée ou aurait dû compétir dans la catégorie « hommes ».

Mais ici, nous avons affaire à une personne souffrant d’hyperandrogénie. Pour celles et ceux qui ne le savent pas, l’hyperandrogénie désigne la surproduction d’hormones masculines, notamment la testostérone, chez la femme. Elle se manifeste par des signes de « virilisation ».

Dans nos quartiers, dans nos salles de classe, et même dans nos familles ou entourage, nous connaissons tous une fille surnommée « garçon manqué », tellement elle a la carrure d’un homme, se comporte comme un homme, et dégage la même virilité qu’un homme. Mais en aucun moment, elle ne se considérait « homme ». Elle reste une femme.

Et puis, je me suis demandée si cette polémique visait-elle à interdire les compétitions aux femmes qui, naturellement, seraient un peu viriles ? Elles iraient compétir dans quelle catégorie ? Chez les hommes ? Pour moi, c’est un faux débat. Le CIO a d’ailleurs confirmé qu’Imane Khelif est bien une femme et qu’elle respecte les règles. Si elle est une femme, elle a le droit de compétir chez les femmes.

Après, si on commence à disqualifier les gens sur la base de leurs avantages naturels, on pourrait commencer par disqualifier certains basketteurs trop grands (même si mon cadet fait 2m10 et a été drafté dernièrement pour rejoindre les Raptors), certains coureurs avec des jambes trop longues, ou certains nageurs trop bien construits…

N’oublies pas aussi l’exemple de Caster Semenya, la coureuse sud-africaine, qui a subi des critiques et des tests en raison de son hyperandrogénie. Est-ce juste de la disqualifier pour ce qu’elle est naturellement ?

Attaquer les athlètes sur la base de leur constitution morphologique en bafouant leur genre de naissance, ça devient du n’importe quoi. En tant que humain, tu ne sera pas content de voir qu’on interdit à ton proche de compétir parce qu’elle serait un peu trop « garçon manqué ».

Et l’inclusion alors ? N’est-ce pas en embrassant et en célébrant nos différences que nous oeuvrons à la construction d’un monde plus pacifique et harmonieux ?

#3- 60kg de différence en judo

Lee Joonhwan ne fait pas le poids face à Teddy Riner, la France en finale

#4- Tamberi qui fait sensation

L’athlète italien Gianmarco Tamberi a fait sensation avant son départ dans la finale du saut en hauteur. Le matin du jour de la compétition, le champion du monde a annoncé via Instagram qu’il avait eu une autre colique néphrétique et qu’il souffrait énormément. Lors de la compétition du soir au Stade de France, après avoir sauté 2,22 mètres, il a échoué trois fois à 2,27 mètres et est éliminé en larmes.

#5- Taillé ou bien ?

Même une taille de 2,24 mètres ne suffit pas: Victor Wembanyama ne peut pas empêcher Stephen Curry de tirer. C’est exact l’une des raisons pour lesquelles un basketteur de 2m30 qui fait un dunk ne m’impressionne pas. D’ailleurs, je suis très peu impressionnée par les basketteurs très grands. La vraie prouesse pour moi, c’est quand un mec de 1m70 fait un dunk de fou furieux ou lâche un 3 points de très loin.
C’est beau pour le jeu mais…

#6- Léon Marchand tout seul en tête

un seul mot: impressionnent !

#7- La dynamique de l’escrime

Les mouvements de Chamley-Watson (à gauche, Etats-Unis) et Maxime Pauty (à droite, France) se confondent en un ballet hypnotique.

#8- Un thriller dans la plus grande course des Jeux

0,005 seconde a fait pencher la balance en faveur de Noah Lyles en finale du 100 mètres hommes. Rien de visible à l’œil nu.

#9- Un photomontage ?

Non, les sauteurs synchronisés Lorenzo Marsaglia et Giovanni Tocci sont comme des planches dans l’air.

#10- Grâce au reflet

La performance presque en apesanteur de la freestyleuse chinoise de BMX Deng Yawen est doublement récompensée.

#11- Je ne donne pas le ballon

(Rires). L’image est vraiment rigolo (hahaha). Je t’assure qu’en donnant ce titre à cette photo, j’en riais. C’est la première chose à laquelle j’ai pensé en la regardant (rires). Toi, que vois-tu ? À quoi penses-tu ? L’égyptien Ahmed Adel est pris dans l’étau du handball français. Mais conserve quand-même sa balle.

#12- Des baleines qui surfent

Hahahahhaa. Comment vois-tu un monde dans lequel les baleines auraient les mêmes aptitudes que les humains ? Tout ça, juste pour te dire d’admirer ce beau cliché de baleines s’invitant à la demi-finale féminine de surf.

#13- Djokovic inconsolable

C’est peut-être l’image la plus émouvante de la carrière de Novak Djokovic. Le Serbe a pleuré de bonheur sans retenue dans les bras de sa fille Tara après son triomphe en or.

#13- Le kitesurf

Voici la preuve que le kitesurf a apporté du spectacle, bien que nouveau dans le programme olympique.

#14- Le saut record d’Armand Duplantis

C’était écrit mais le “Mondo show” a tenu ses promesses le 5 août, Armand Duplantis s’adjugeant sans rival son deuxième titre olympique, avant de porter à 6,25 m, au bout du suspense, son record du monde à la perche.

#15- Ces régals visuels

Un travail difficile qui semble facile. L’équipe de France de natation synchronisée pendant une représentation.

Tom Schaar s’entraînant dans le « bowl » avant l’épreuve masculine de skateboard park.

Photo : Odd Andersen – AFP

Les photographes se sont amusés avec l’obélisque à l’épreuve de BMX. Un décor unique, un positionnement étudié et une “énorme part de chance”, c’est la recette du cliché du champion de BMX José Torres Gil qui semble se dresser avec son vélo sur l’un des flancs de l’obélisque de la place de la Concorde

L’illusion d’optique de Sofia Raffaeli en gymnastique

Le Britannique Jordan Christopher Houlden la tête à l’envers

Wembanyama VS Togashi lors du match opposant la France au Japon

#16- Premier plongeon dans la Seine

Très attendue après l’annulation de plusieurs entraînements et un report en raison de la qualité insuffisante de l’eau, la première épreuve des JO dans la Seine a été le triathlon féminin, remporté par la Française Cassandre Beaugrand le 31 juillet.

#17- Le geste “super classe” des gymnastes américaines

Sacrée au sol le 5 août, la gymnaste brésilienne Rebeca Andrade a non seulement obtenu la reconnaissance des juges, mais aussi de ses paires. Alors qu’elle montait sur la première marche du podium, les Américaines Simone Biles – sa grande rivale – et Jordan Chiles, respectivement en argent et bronze, se sont agenouillées pour témoigner de leur admiration.

#18- Finale du 100m sur le fil

Rarement une course aura été aussi serrée: le 4 août, le sprinteur américain Noah Lyles est devenu champion olympique du 100 m seulement cinq millièmes devant le Jamaïcain Kishane Thompson.

#19- Le selfie viral des Coréens du Nord et du Sud

C’est une image inédite: le selfie des pongistes de Corée du Nord et du Sud, médaillés et rassemblés sur le podium le 30 juillet, est devenu viral, alors que Séoul et Pyongyang sont techniquement en guerre depuis 1953. Un rare moment d’unité qui n’a rien de spontané, le ‘selfie de la victoire’ pris par un téléphone Samsung, partenaire des JO, étant un passage obligé. Il a tout de même ému le photographe sud-coréen Jung Yeon-je.

#20- Un cliché signé Jérôme Brouillet

Qui se trouvait sur un bateau dans le chenal, une zone d’eau plus profonde et plus calme sur le côté de la vague, sans vue dégagée sur l’action. “Je suis aveugle” à ce moment-là, a expliqué le photographe. Mais c’était exactement l’endroit où il fallait se trouver pour immortaliser le “kick out” (moment où le surfeur sort de la vague à la fin de sa course) du Brésilien.

C: Jerôme Brouillet

Si tu es arrivé à la fin de cette sélection personnelle, alors, tu as certainement aimé. En attendant les très attendues finales, on se dit à très vite.

Prends soin de toi !

Avec toute mon admiration, Badal.


Maid: le k-drama sur les violences faites aux femmes

Absente ces dernières semaines, j’ai décidé de vaincre le syndrome de la page blanche en retrouvant une vieille habitude : aller sur Netflix mater un film. Je suis tombée sur MAID.

Ce K-drama m’a littéralement scotchée du début jusqu’à la fin. Tu te laisseras rapidement happé par cette histoire incroyable qui te rappellera à quel point tes problèmes sont insignifiants par rapport à ceux que d’autres peuvent vivre. Magareth Qualley est véritablement incroyable dans ce rôle. Par contre je le déconseille fortement aux claustrophobes…

Bande-annonce de la série MAID. C: YouTube/Netflix

L’histoire du film

Série américaine sortie le 1er octobre 2021 sur Netflix, c’est l’histoire d’une jeune mère qui a rencontré un immense succès auprès des internautes. Mais dont nombreux ignorent que le scénario a été inspiré d’une histoire vraie.

«MAID» raconte l’histoire d’une mère célibataire qui se bat pour subvenir aux besoins de sa fille. Alex Russel, interprétée par la brillante Margaret Qualley dans cette série Netflix de dix épisodes, est une femme de 25 ans qui vient de se séparer de son petit ami abusif. Après avoir passé trois mois dans la rue, elle devient femme de ménage pour offrir une meilleure vie à son enfant, Maddy.

J’ai été captivée par les aventures d’Alex, jeune mère courageuse, 25 ans, et qui décide de quitter son petit ami violent et abusif pour affronter les jours difficiles. Avec seulement 18 dollars en poche, elle s’enfuit de leur mobil-home en pleine nuit, inquiète pour sa sécurité et celle de leur fille Maddy.

Passionnant, bien joué, bien écrit, avec une belle bande son. Bref : une série à ne pas oublier quoi. J’y ai retenu 9 leçons de vie.

Les leçons de MAID

Que tu sois entrepreneur, employé ou businessman, MAID t’apportera sans aucun doute des leçons inoubliables:

#1- L’amour seul ne suffit pas

Peu importe la nature des relations que tu peux avoir avec une personne, souviens-toi que l’amour seul ne suffit pas car il nécessite un combat constant. Chaque relation passe par des hauts et des bas, mais il est essentiel de mettre les personnes que tu aimes au centre de tes priorités et de faire des efforts pour cultiver, et renforcer les liens. Peu importe les défis auxquels tu es confronté.

#2- Ton bonheur dépend de toi

Rappelle toi toujours ton bonheur ne dépend que d’une seule personne. Et cette personne, c’est toi, personne d’autre.

#3- Puise dans tes expériences du passé

N’oublie pas de prendre le temps de réfléchir à ce que tu as laissé derrière toi lorsque tu avances. Prends le temps de reconnaître la valeur de tes expériences passées car elles font partie intégrante de ce qui te définit en tant que personne.

#4- Il n’est jamais trop tard

Même si tu as été brisé, et à commis des erreurs dans le passé, il y a toujours une possibilité de changer de cap et de bien faire les choses.

#5- Ne fuis pas tes responsabilités

Et ne reste pas immobile en attendant que les choses changent. Sois déterminé et fais toujours l’effort nécessaire pour atteindre tes objectifs.

#6- Saisis chaque seconde chance qui se présente à toi

Peu importe le domaine, si tu as manqué une opportunité, accepte le et laisse la partir. Reconnaître ses erreurs et faire preuve de réalisme en laissant les choses derrière soi est parfois la meilleure décision pour tes proches et toi-même.

#7- Ne laisse jamais quelqu’un profiter de ton travail

Réclame ton argent quand tu as effectué un travail. N’oublie pas que ton temps et ton expertise valent quelque chose, ne les donnent pas gratuitement.

#8- Mefie-toi de la vie que tu souhaites

Parfois, créer activement la vie que tu désires vaut bien mieux que de compter sur des miracles ou des souhaits exaucés.

#9- Trouve toujours l’équilibre

Même si vous êtes très occupé ou ambitieux, n’oubliez pas l’importance de votre famille. Ils peuvent vous apporter de l’équilibre, du soutien et de la joie dans votre vie quotidienne, même dans les moments difficiles.

Mon commentaire

Je ne vais pas faire la liste de toutes les séries familiales insolites que j’ai déjà vues (rire). MAID est une belle réussite ciné.

Maid. C: Badal Fohmoh

Magnifique série qui mérite l’enthousiasme qu’elle a suscité, elle traite pourtant d’un sujet lourd et plombant, sur la difficulté de survivre en étant mère célibataire, dans une société qui vous fait sentir invisible.

Quelle claque ! Un vrai coup de cœur. Dramatique à souhait sur un sujet au combien délicat à aborder et tenu par des prestations de haut vol. Margaret Qualley incroyable et fille d’une Andie MacDowell campée dans un rôle totalement azimuté servent une histoire prenante avec d’excellents seconds rôles. A découvrir ! 10/10

Mon avis sur la construction du film

J’ai trouvé le scénario puissant en émotion, en créativité. Je me suis rapidement laissée embarquer dans ce périple avec une jeune mère pleine de ressources et d’inventivité pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa fille avec très peu de moyens et des chances d’échec critique. Peut-être parce que je suis une mère ? Je ne sais pas.

C’est du bon constant, avec de très régulière pointe dans le très bon. Une histoire beaucoup plus prenante que les apparences plombantes du pitch. Une finesse d’écriture tout en nuance, et plutôt rare chez Netflix, qui malgré des passages obligés et attendu, se joue avec talent des clichés sordides du genre, pour une proposition aussi sensible et intelligente que crédible et enrichissante. L’introspection d’une société à deux vitesses sociale, et de son inefficace système de soutien aux laissé pour compte, de la réussite économique et de l’ascension de classe, abandonné en pleine inertie dé-favorisante et traumatisante, de la misère systémique d’un capitalisme sauvage, aliénant et déshumanisant. Donc un vrai propos profond, structuré et réfléchi. Mais avec une aisance ludique dans la narration, et par moment une légèreté limite cartoonesque. On n’est pas là pour se prendre la tête plus que nécessaire. Le sujet de fond n’est pas une simple posture de commande. Sinon, l’histoire a un vrai « début-milieu-fin » cinématographique. Et ça, ça fait du bien. Pas tant de pathos ni d’apitoiement que ça. Surtout du courage et de la résilience, avec une petite pointe de cynisme pas désagréable. Et même un peu d’humour cinglant, en mode retour de karma dans ta face. Les amateurs de mélo larmoyant vont être déçus. Des rebondissements efficace. Une belle mise en scène parfaitement millimétré, avec de jolies fulgurance stylistique.

Un bon rythme narratif, qui ne laisse jamais personne sur le bas coté, pourtant tissé sur la trame d’un quotidien presque banal, et paraissant finalement à peine romancé. Andy MacDowell est juste géniale d’exubérance. Quant à sa fille, elle confirme aisément son énorme talent. Un 3.5/5 qui va droit au cœur.

L’image est irréprochable. Le casting idéal. La direction d’acteur sans faille. Et l’écriture de très haute volée. Alors, vu la qualité de la série, je ne comprend pas que cette production Warner Bros, finisse sur Netflix.

Attention aux spoils…

Assez bonne surprise… Pas l’habitude des drames familiaux, mais celui-ci est plutôt intéressant… L’histoire de cette jeune mère est assez touchante… C’est le vécu quotidien de nombreuses femmes qui subissent toutes sortes de violences et se battent quand même pour s’en sortir. ou du moins, sauver leurs enfants. Les personnages sont pour la plupart attachants (réf : Régina et les autres femmes)… La mise en scène est plutôt bien rythmée… Quelques longueurs… Excellente prestation de Margaret Qualley (découverte dans Death Stranding de Kojima)… Elle est peut-être un peu trop belle pour jouer le rôle d’une femme de ménage… Elle joue au côté de Andy MacDowell (sa vraie mère dans la vie réelle)… Cette dernière joue une mère insupportable… Une cruche folle dingue hystérique… L’actrice en fait un peu trop et c’est assez barbant… Certaines scènes avec Maddy et Alex sont émouvantes… Quelques moments un peu pathos, mais pas trop… La fin n’est pas vraiment surprenante… Peut-être un peu trop happy end…

En revanche, on a l’impression manichéenne dans la série que tous les hommes (ex, père, copain de la mère etc) sont des méchants oppresseurs (à part Nate le gentil bêta qui sert à rien au final) et que toutes les femmes sont des saintes bienveillantes luttant contre le grand méchant Patriarcat… Par ailleurs, l’histoire d’Alex est somme toute classique de manière générale : une jeune femme préférera, de par sa psychologie, s’encanailler et se mettre en couple avec un petit enfoiré manipulateur de type PN plutôt qu’avec un mec gentil et attentionné comme Nate… Elle fera des gosses avec lui sur un coup de tête, mais se rendra compte trop tard qu’elle est prisonniere d’une relation toxique de type dominant-dominé et gagnant-perdant… Puis elle cherchera à fuir cette relation pour le bien de ses marmots en cherchant de l’aide auprès de mecs gentils et attentionnés (les mêmes qu’elle considérait comme des merdes avant tous ses problèmes) pour jouer les nounous et les bouche trou affectif… Petit coup de gueule : je vais être méchant mais réaliste…

Au delà de la fantastique interprétation d’ensemble de la famille MacDowell (Andie et sa fille Margaret), de la très bonne qualité technique de l’ensemble, de l’écriture soignée, on pourra regretter que la série s’égare parfois dans certaines facilités et quelques clichés.
Mais globalement, si vous aimez les drames sociaux, c’est à voir.

Ce que j’en retiens

Donc petit conseil à ce genre de femme : réfléchissez bien avant de faire des gosses… Petit conseil aux mecs gentils et attentionnés comme Nate : si ce genre de femme vous approche avec tous ses problèmes d’ex violents et ses marmots, fuyez pauvres fous et laissez la assumer ses problèmes seule… Elle ne vous mérite pas… Ne perdez pas votre temps avec elle… Le fruit a déjà été consommé et il est donc pourri de l’intérieur… De toute façon, elle ne vous aurez jamais approché si elle n’avait pas tous ses problèmes (réf : MGTOW)… Elle enchaînera ainsi, comme la pauvre mère d’Alex, les relations toxiques sans but et finira vieille, seule dans une caravane avec des animaux de compagnie et aussi avec un tatouage « Girl Power » dans le bas du dos.

L’impuissance, le refus, la peur, autant de sentiments ressentis par Alex qui fait preuve d’une grande débrouillardise face à l’adversité. Je ne pouvais pas imaginer tout ce qu’elle allait faire avec juste 18 dollars. Son but: offrir le meilleur à sa petite fille Maddy.
Je suis passée des facilités ou incohérences scénaristiques (des détails totalement absurdes comme une batterie de téléphone portable qui dure 9 jours quand la mienne dure à peine 9h, un réseau 5G de ouf disponible en plein milieu de nulle part quand souvent, je ne capte rien au centre ville et le meilleur pour la fin, 18 dollars et maman qui n’a jamais rien fait d’elle-même hahahahaha).
Au moins, il se passe beaucoup de choses même si c’est tiré par les cheveux. S’il est un poil trop long, «MAID » est un K-Drama sous tension plutôt pas mal et porté par une convaincante Magareth Qualley.

Ce film est pour moi quasi parfait dans le genre K-Drama. Passionnant, bien joué, bien écrit, avec une belle bande son. Bref : un film à ne pas oublier quoi.

J’ai trouvé le scénario assez intéressant; ce n’est pas le film de l’année, mais la construction est astucieuse et plutôt innovatrice.

J’espère que tu le kifferas également.
D’ici là, prends grand soin de toi !

Avec toute mon affection !

Badal.


Paris 2024 : les insolites des JO

Briser les codes, révolutionner les Jeux, et être accessible au plus grand nombre a été un défi réussi pour Paris. Du jour au lendemain, la Ville Lumière s’est transformée en un immense terrain de jeu pour les athlètes, offrant une fête populaire du sport au cœur de la capitale.

La cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’été de 2024, baptisée « La Seine olympique », s’est tenue dans la soirée du 26 juillet 2024 sur la Seine à Paris, avec les cérémonies protocolaires au pied de la tour Eiffel et dans les jardins du Trocadéro.

Cette cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques s’est démarquée des précédentes par sa tenue hors d’un stade, une première dans l’histoire des Jeux olympiques. Le spectacle a donc pris place essentiellement le long des quais de la Seine.

Le coup d’envoi de la cérémonie d’ouverture / Crédit : © REUTERS – Angelika Warmuth

Je sais que j’ai été absente plusieurs semaines, mais je suis bien de retour et motivée à te concocter plus de billets. Dans celui-ci, je te présente quelques faits insolites des Jeux.

La Seine olympique

Outre son cadre d’exécution inédit, qui a permis une jauge de spectateurs exceptionnelle pour une cérémonie d’ouverture sous une pluie battante, l’évènement a été marqué par la présence de nombreuses légendes du sport. La flamme olympique a, par exemple, parcouru un long voyage à travers les mains de grands noms comme ceux de Zinedine Zidane, Rafael Nadal, Carl Lewis, Nadia Comăneci et Serena Williams. On a également eu le droit à des prestations de célébrités internationales de l’industrie musicale, avec Lady Gaga et Céline Dion pour une cérémonie audacieuse, originale et unique.

Crédit: © AFP / MOHD RASFAN

Une cérémonie par et pour les athlètes

Les athlètes sont au cœur du spectacle. En plaçant le défilé des délégations en ouverture, Paris 2024 a cassé les codes traditionnels. Dès l’introduction, puis tout au long de la cérémonie, ils ont été mêlés aux performances artistiques, illustrant la volonté de Paris 2024 de réaliser des Jeux pour et par les athlètes. J’avoue avoir énormément aimé ce moment.
Par contre, le passage de la délégation camerounaise en tissu Toghu cette énième édition des Jeux m’a un peu refroidie. Le Cameroun regorge une multitude de vêtements traditionnels, mais je ne comprends toujours pas pourquoi ce n’est qu’une seule qui est mise en avant. Bref, tout est compliqué comme le pays en question…

© REUTERS – Aleksandra Szmigiel

Légendes sur Seine

Depuis la scène sur Seine, une seule torche a illuminé le ciel des performances du sport français d’abord, et mondial ensuite. La France a incroyablement bien orchestré cette séquence des étoiles qui ont éclairé cette nuit olympique au pied de la Tour Eiffel. La flamme a volé au-dessus de Paris, pour garder lumineux ces Jeux historiques. Bravo !

Le look de Aya Namakura

Je me suis dit en observant son look qu’elle faisait un clin d’œil au président Assimi Goïta et à son pays d’origine, le Mali. Il y a également ce moment magnifique où elle a posé avec la garde républicaine française. J’ai kiffé. Malgré l’imbroglio autour de sa sélection pour l’ouverture des Jeux, elle a assuré sa performance. Je ne suis vraiment pas fan d’elle, mais je reconnais qu’elle a assuré, alors félicitations et bon vent à elle pour la suite !

https://twitter.com/FranceTV/status/1816904538315760106

Rose Bombo et l’Incroyable robe pour Céline Dion

Lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris, Céline Dion a ébloui le monde en interprétant  « l’Hymne à l’amour » d’Édith Piaf au sommet de la Tour Eiffel. Mais ce n’était pas seulement sa voix qui a captivé l’attention, du moins mon attention, c’était aussi sa robe, une création extraordinaire de la maison Dior, réalisée par la talentueuse styliste Rose Epesse Bombo.

Céline Dion chantant sur la Tour Eiffel © AFP POOL / OLYMPIC BROADCASTING SERVICES

J’étais sans mots lorsque j’ai appris que la styliste de cette magnifique création est une camerounaise. Une virtuose de la haute couture qui travaille chez Dior. Sa maîtrise et son sens artistique se sont parfaitement exprimés à travers cette robe, conçue pour épouser, créée pour fitter parfaitement avec les proportions du corps de la chanteuse, ainsi que chacun de ses mouvements.

Je suis depuis longtemps très grande fan de Céline, alors imagine mes sentiments lorsque je l’ai vue dans cette gigantesque robe en Georgette de soie blanche, avec environ 500 mètres de franges.

Véritable chef-d’œuvre, brodée à la main de paillettes scintillantes et ornée de plus de cinq cents mètres de franges parsemées de milliers de perles d’argent.
Chaque détail, des broderies délicates aux franges, a été réalisé à la main, preuve d’un savoir-faire exceptionnel et d’une dévotion sans faille à l’art de la couture. Sous la pluie parisienne, la robe de Céline Dion a brillé de mille feux, ajoutant une touche de magie à sa prestation inoubliable.

https://twitter.com/TheCameroonianZ/status/1817275105371992257

L’histoire folle du jeune papa Français

Aurélien Quinion, marcheur olympique, est devenu papa à 2h du matin, il a dormi 30 minutes. Ensuite, il a pris un taxi pour s’aligner sur le 20km de marche… et a fini par faire top 10 avec un record. C’est magique dans ces conditions !

Aurélien Quinion (à gauche, dossard numéro 38) lors des JO de Paris © AP – Vadim Ghirda

Simone Biles, légende incontestée

Simone Biles a récemment écrit une page d’histoire en devenant la gymnaste américaine la plus décorée de tous les temps aux Jeux olympiques. À 27 ans, elle détient désormais un total impressionnant de huit médailles olympiques : cinq d’or, une d’argent et deux de bronze. Simone Biles pratique la gymnastique depuis l’âge de 7 ans. Malgré sa petite taille de 1,42 m, elle est devenue une véritable icône de ce sport.

© AP – Francisco Seco

Le message poignant de Giorgio Armani Nguichie Kamseu Kamogne

Après son élimination au 100m nage libre aux jeux olympiques Paris 2024 : « Si l’État peut m’accorder une bourse, je promets une médaille d’or dans 4 ans. Les conditions d’entraînement ici sont différentes. C’est le haut niveau et je ne peux qu’être fier de moi, malgré la mauvaise performance. »

Mon commentaire

Il ne sera pas très long car il porte sur les discussions entre internautes camerounais au sujet de la magnifique robe de Céline Dion à la cérémonie d’ouverture des jeux.
D’aucuns la traite d’ingrate, et d’autres de raciste. Tout simplement parce qu’elle n’a pas mentionné leur compatriote sur une publication qu’elle a faite sur sa robe (rires).
Peut-être complexe, mais il faut être réaliste. C’est clair que l’œuvre en question a transcendé les frontières, pour toucher les cœurs du monde entier.

Mais il faut reconnaître que Thomas Jolly et Daphné Bürki sont les metteurs en scène de toute la cérémonie des Jeux olympiques. Ils ont pensé chaque acte que nous avons vu, tandis que Maria Gracias est la directrice artistique chez Dior, un peu comme Olivier chez Balmain. C’est donc normal qu’elle les mentionne.
La robe est une robe Dior, c’est connu. Maintenant, notre compatriote était peut-être celle à qui le processus des finitions a été confié. Quand on sait bien que dans une maison de couture comme celle-là, un vêtement passe par plusieurs petites mains, cela n’enlève en rien le crédit de notre compatriote, car elle travaille aux ateliers haute couture chez Dior et ceci n’est pas un petit accomplissement. Son talent est irréfutable car elle a sa propre marque et organise très souvent les évènements mode au Cameroun.
Alors nous sommes fières d’elle et c’est l’essentiel.
Le talent 237 brille au firmament de ces Jeux, d’une manière ou d’une autre.

Et si je te parlais des africains à suivre dans ces jeux de Paris 2024 ?

En attendant, prends soin de toi !

Badal


Ma première fois… dans l’avion

En route pour Praia ! Afin de prendre part aux assises africaines sur la démocratie, je suis montée dans un oiseau. Un oiseau métallique que je ne voyais jusqu’ici que dans les airs. Mama, j’ai pris l’avion-pour la première fois. Une première est toujours difficile, dans l’avion dit-on, c’est pire. Laisse-moi te conter mon périple dans ce billet.

Je ne me suis pas rendue compte qu’affréter un avion pour la première fois plonge la personne dans une situation de psychose et de non-maîtrise de soi, comme on me l’a souvent dit. Peut-être parce que j’avais à mes côtés des personnes s’étant déjà déplacées par avion. Goûter ainsi aux délices des entrailles de l’oiseau artificiel qui, depuis fort longtemps, n’étaient qu’imaginations, devenait une réalité.

Comme on a coutume de le dire, l’avion est le moyen de transport le plus sûr. Mais hier, quand j’ai pris l’avion, j’étais envahie par une multitude de sentiments. J’avais surtout peur qu’un policier de mauvaise humeur me fasse rater mon vol (rires). Entre camerounais, on se comprend. Mais la peur s’est dissipée lorsque j’ai croisé Atchinale, Arcy, Doris, Suzanne et Arielle, dès la salle d’enregistrement.

Suzanne, Arcy, Arielle, Doris, Bienvenue et moi, en salle d’enregistrement à l’aéroport international de Douala. C: Suzanne (avec son consentement)

Avant le voyage

Mon vol avait lieu à 10 h 25 minutes avec la compagnie panafricaine Asky KP. Bien entendu, il fallait se rendre au moins deux heures avant à l’aéroport afin de remplir les nombreuses formalités d’usage.

Habituée de ponctualité, je suis arrivée à l’aéroport à 8 h 15 minutes, toute excitée de vivre les prochaines heures. Dès 5h du matin, c’était la veillée d’arme (vérifier mes affaires personnelles, m’assurer de la présence des documents de voyage, et surtout, apporter un soin particulier à ma mise vestimentaire du jour). Rires.
Après tout, j’allais à Praia par avion, c’était une première. Je devais marquer le coup en sortant ma grande artillerie, c’est-à-dire, une tenue d’apparat. À en juger le concert d’exclamations et la pléthore de sourire sur les visages de ma mère et de mes sœurs à ma sortie de la chambre, j’étais visiblement tirée à quatre, peut-être même cinq épingles.

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Après les au revoir et bonnes assises, mes sœurs (grande et petite) m’ont accompagnée à l’aéroport international de Douala, non sans être admiratives de ce hub aérien de la sous-région. Je n’y avais jamais mis les pieds jusqu’à vendredi dernier, lorsque j’y suis venue pour mon vaccin anti-amaril ou carte jaune. Et pour tout te dire, j’en étais quelque peu conquise, malgré toutes les histoires que j’ai auparavant entendues et lues sur cet aéroport.

De la vaste salle d’attente en passant par les galeries, les agences, la salle d’enregistrement et d’embarquement, j’en ai pris plein la vue. Mais, en bonne camerounaise, il ne fallait pas accuser le coup, c’est-à-dire, ne pas laisser paraitre outre-mesure mon émoi et mon stress liés à ce nouvel environnement.
J’ai surtout réalisé que prendre un avion relevait d’un ensemble de démarches et de formalités tatillonnes. Contrairement à mes voyages en car ou en bus très informels et anarchiques, tout était procédurier et passé au peigne fin. Figure toi que, en plus du contrôle des bagages au scanner, et du contrôle d’identité assorti de prise d’empreintes biométriques et de prise de vue par les services de la sécurité intérieure, nous sommes passés par un portique de sécurité avec à la clé une fouille au corps des plus minutieuses. Aussi, je tiens à préciser que nous avons été obligés de nous déchausser, d’ôter nos ceintures et tout ce qui était en partie composé de métal pour passer le portique de sécurité. Une véritable obsession du tout-sécuritaire qui n’a pas manqué de m’agacer un moment.

Intérieur d’un aéroport / Crédit : viarami sur Pixabay

Passée cette étape fastidieuse et laborieuse, nous nous sommes dirigés vers la salle d’embarquement où nous pouvions enfin profiter de la quiétude et d’un certain confort douillet.

Cependant, il fallait que je parte non sans avoir battu le rappel de toutes mes forces et formulé une prière de protection. Nous franchissons ladite porte et nous sommes accueillis chaleureusement par de charmantes hôtesses de l’air qui nous invitent à rejoindre nos sièges respectifs. Avant le décollage, j’ai encore le temps d’écrire et d’envoyer des textos à ma grande sœur pour l’informer de ma présence dans l’avion avec une certaine pointe de fierté, car sous nos latitudes camerounaises voire africaines, prendre l’avion est loin d’être un acte banal.

Le commandant de bord au nom du personnel navigant nous souhaite la bienvenue et enclenche le décollage progressif, les vrombissements du moteur sont à peine perceptibles. On sent que l’avion prend de plus en plus de vitesse sur la piste. Dans une poussée ultime et de fortes secousses, il s’arrache à la terre. Nous voilà dans les airs, en partance pour le pays du poète-président Léopold Sédar Senghor…

Première escale: Lomé, au Togo

Pour cette première expérience, il m’avait fallu alors deux escales avant d’arriver à destination. Nous avions décollé de Douala à 10 h 40minutes. Après quarante-cinq minutes de vol, nous avions fait notre première escale en atterrissant à Lomé.

C’était le temps de débarquement pour certains et d’embarquement pour d’autres.

Il était temps de laisser mon siège nº 33 B, dans lequel je me sentais plus ou moins à l’aise, pour un autre…

Nous devions affréter un autre avion dans lequel j’étais positionnée sur le siège nº 24 B. Ces sièges étaient collés aux fenêtres par lesquelles je pouvais observer toutes les étapes du décollage et de l’atterrissage. Depuis les airs, je voyais sur terre tout sur les endroits survolés. Le siège N°24 était situé au milieu du cockpit.
Ce changement de vol n’a pas apporté du nouveau pour moi en tant que débutante de voyages aériens. En cela, je disais au fond de moi que je profitais des avantages qu’offraient ces sièges « B », particulièrement la vue de l’extérieur.

Dans l’avion…

Je contemplais le paysage et l’architecture de la capitale togolaise. A peine décollée de l’aéroport de Lomé, j’ai eu une sensation de vertiges. La capitale était devenue à mes yeux comme un minuscule point sur le globe terrestre. Ma vue s’est brouillée, et quand j’orientais mon regard vers le hublot, c’est comme si une force invisible m’attirait vers le sol. Je me suis posée mille et une questions simultanément : et si ce que je vois souvent dans les films et séries arrive, que ferai-je ? Saurai-je me servir d’un gilet de sauvetage ? Aurai-je le droit à des funérailles ? Que deviendront mes enfants ? Et ma mère ? Verront-ils mon cadavre ? Serai-je une portée disparue ? Mon Dieu ! Ces questions m’ont traumatisée quelques minutes…

Pendant ce temps, les hôtesses et les hôtes continuaient leurs va-et-vient dans le couloir. Quelques passagers faisaient la queue devant les toilettes, soit pour des besoins naturels, soit pour fumer une cigarette. Puis, l’apéritif a été servi. Quelques amuse-gueules made in Togo, que j’ai d’ailleurs appréciés.

Après une heure de vol, le diner a été servi. Ce court temps m’a été d’une grande importance. J’ai enfin renoué avec l’un de mes moments préférés de la journée : manger.

Le repas servi à bord de l’avion. C: Badal Fohmoh

Arrivée dans les zones de turbulences, un autre épisode commençait. Même si le pilote et son copilote n’avaient rien dit de ce que je pouvais voir dans les films. Je fermais les yeux, sans pouvoir dormir. J’ai alors sortir le livre « les mots font mal » pour continuer de déguster le contenu.

Mon livre de sac ces dernières semaines. C: Badal Fohmoh

J’avais repris mon souffle lorsque l’avion a atterri sur le tarmac de l’aéroport de Dakar. On allait embarquer et passer les contrôles sans encombre dans 2 h. C’était le moment de souffler un peu en attendant de prendre la direction de Praia !

Dakar, au Sénégal : deuxième et dernière escale

A notre deuxième escale sur le tarmac de la capitale sénégalaise, il est 16h 10 minutes. Le prochain vol est prévu pour 19h.

Arcy, Bienvenue, Doris, Suzanne, Arielle et moi, avons croisé Auguste, Dorcas, Epiphane et plein d’autres participants attendant l’heure du vol pour embarquer. Nous nous sommes occupés à recharger nos appareils, à discuter ou à travailler avant d’embarquer de nouveau.

Puis, vint l’heure du vol. J’ai pris le temps d’apprécier le paysage, de faire des photos. Et la plupart du temps, ma tête était fixée sur le hublot. J’ai trouvé magnifique de voir les nuages de si près, de voir la terre de si haut. Aller sur une autre planète serait donc plus excitant, me suis-je dit.

Je me suis endormie pendant un long moment. J’ai beaucoup aimé la nourriture servie lorsque nous quittions le Togo pour le Sénégal. Le menu proposé de Dakar pour Praia était aussi appétissant pour moi… S’il y a une chose que j’ai énormément appréciée dans ce vol à bord de Air Sénégal, c’est bien les leçons qu’ont dispensées les hôtes. Tandis que l’hôtesse le faisait via un haut-parleur, les hôtes, eux, le démontraient : comment mettre sa ceinture de sécurité, comment enfiler un gilet de sauvetage et enfin, comment se porte un masque respiratoire. J’ai adoré !
Après, j’ai eu encore des vertiges… je ne sais vraiment pas pourquoi mais ils étaient présents presque tout le long du vol. Cette fois-ci, j’étais assise au siège nº 6 C et j’ai réellement senti le froid, contrairement aux vols précédents.

Finalement, nous sommes arrivés à 21h à Praia, soit 23h de Douala. Après contrôle, nous nous sommes dirigés vers Levy Transport, compagnie de bus réservée pour nous conduire à notre hôtel. J’avais sommeil, j’étais fatiguée, mais j’étais surtout impatiente de vivre les prochaines heures.

Moi, à mon arrivée à Praia. C: Atchinale (avec son consentement).

Bref, je te conte la suite dans les prochains articles. Alors, reste scotché !

Bien à toi !

Badal, la nouvelle voyageuse (hahahahaha).


Moi, ambassadrice aux premières assises africaines de la démocratie

La vie est faite d’expériences, et ma sélection en tant que ambassadrice aux assises de la démocratie me fait déjà vivre une nouvelle expérience. Je te conterai au fil des jours les faits dont je suis le principal témoin. Mais avant, découvres cette première expérience que je vis déjà…

Assoiffée de connaissances et toujours en quête de nouvelles opportunités, j’ai déposé ma candidature à l’appel à participation de la fondation de l’innovation pour la démocratie. J’étais grave hésitante jusqu’à ce que mon ami Atchinale m’envoie personnellement le lien. Trois minutes par là, et puis, c’était ok. J’étais convaincue que mes motivations et mon argumentaire retiendraient l’attention du jury. J’étais convaincue oui, mais avec quand même une once de doute.

Et comme je l’avais dit à Atchinale, on ne perd jamais rien à essayer. La surprise m’a surpris (rires).

L’annonce de ma sélection

Le 23 mai, alors que je terminais une masterclass de Google en fact-cheking au Cameroun, je décide de lancer un coup d’œil sur ma messagerie Whatsapp et que vois-je ? Un +33 avec plus de deux messages en attente. Ma première réaction était de savoir : quel ami a encore boza (partir en aventure) et est arrivé jusqu’à m’écrire ?

C’était sans savoir ce qui m’attendait. Et sans me faire prier, j’ai cliqué sur le message et mon visage s’est directement illuminé à la lecture desdits messages. Vite fait j’ai envoyé les informations que madame Arlande Aroukoun demandait. J’ai eu envie de crier ! De crier si fort que je suis allée aux toilettes pour relire les messages de nouveau (mdr). Je suis folle je sais.

Une fois à la maison, j’en ai parlé à ma mère et je lui ai dit que seul un mail ou une annonce officielle sur les réseaux sociaux de la fondation confirmerait ma sélection. Elle m’a demandé de lui présenter mon argumentaire. Contente, elle m’a dit de déjà me considérer comme une voyageuse. Et nous avons éclaté de rires ensemble (hahahahahaha).

Une semaine plus tard, j’ai reçu un mail de madame Janaina Costa m’annonçant officiellement ma sélection. Tu peux imaginer la joie que j’avais à ce moment précis ? Non ! Je ne crois pas. Et net, j’en ai informé ma mère qui m’a répliqué : « Je t’ai déjà dit que tu es ma voyageuse. » Nous avons encore ris avant qu’elle ne me félicite…

Je rappelle que ce voyage s’inscrit dans le cadre des premières assises africaines de la démocratie, prévue du 26 au 29 juin à Praia, au Cap-Vert. Tu te demandes sans doute c’est quoi les assises ? Eh bah, continues juste la lecture.

Parlons des premières assises africaines de la démocratie

Évènement de haut rang, les assises de la démocratie sont un projet de la fondation de l’innovation pour la démocratie. Elle même organisation panafricaine dont l’objectif est de contribuer et de faire émerger les modèles de démocratie inscrits dans l’histoire, les cultures et les territoires africains.

À cette grande messe de la démocratie, un parterre d’invités dont des chefs d’Etats, des intellectuels tels que le professeur Achille Mbembe, par ailleurs directeur de la fondation, des organisations de la société civile, des journalistes et blogueurs sont attendus. Ensemble, nous réfléchirons aux défis et enjeux de la démocratie sur le continent…

L’une des affiches de l’évènement. Crédit : Fondation de l’innovation pour la démocratie (avec son accord)

Je suis aussi contente parce que la participation des femmes à cet évènement est énormément mise en avant. Des hommages seront rendues aux femmes, à trois femmes d’impact : la capverdienne Cesaria Evora, la militante kenyane et prix Nobel de la paix Wangari Maathai, ainsi que l’écrivaine guadeloupéenne Maryse Condé.

Une affiche annonçant l’hommage à ces valeureuses femmes. C: Fondation de l’innovation pour la démocratie (avec son consentement)

Tu te demandes certainement quel sera mon rôle ? Lis l’exquise de réponse ci bas.

Mon rôle d’ambassadrice

L’un des aspects remarquables des assises, c’est l’inclusion des jeunes voix africaines. Avec mes 14 camarades ambassadeurs-ambassadrices, nous partagerons notre vision démocratique pour une Afrique plus juste et équitable.

En fait, je te le dis pour que tu comprennes ce que prendre part aux premières Assises Africaines de la démocratie, en qualité d’ambassadrice, représente pour ma famille et moi. J’insiste, pour ma famille et moi, parce que où que je vais et où je suis, je la représente. Par conséquent, je dois valablement le faire. C’est tout un privilège, ma foi, qui me permettra d’échanger avec la diversité de profils qui y prendront part, de soutenir une démocratie qui s’appuie sur la puissance des femmes et l’énergie des jeunes, et qui repose sur des piliers tels qu’un système inclusif, transparent, participatif, loin de l’inégalité et dans lequel, l’éducation est le socle de toute action démocratique.

Mon mood actuel c’est trop quelque chose quoi (rires). Ma mère a même déjà oublié mon nom depuis quelques jours. Elle m’appelle désormais son ambassadrice, sa voyageuse (MDR). Ça fait surtout du bien d’être à la une sur la page de la fondation.

Un portrait de moi fait par la régie de la fondation. C: Fondation de l’innovation pour la démocratie (avec son consentement)

Je suis ravie de représenter mon pays, le Cameroun, j’ai hâte d’y être et de revenir mettre en œuvre les apprentissages et stratégies chez nous.

Dans le forum Whatsapp où nous échangeons, c’est déjà assez free et fun, nous sommes tous impatients de nous rencontrer à Praia, et de contribuer à façonner notre avenir commun.

Toi aussi, tu peux y être sans te déplacer mais en t’enregistrant pour les lives.

Je te réserve une belle série d’articles où je te conterai mon aventure. Des préparatifs du voyage à mon retour au pays, en passant par les expériences… Reste bien attentif ! On vivra toute l’aventure ensemble.

On se parle bientôt !

Badal, la future voyageuse (hahahhahahahahahah) !


Yoheda, à mi-chemin entre la vaccination et l’art

En mai dernier, j’ai animé avec des experts un webinaire sur l’hésitation vaccinale. C’était à l’occasion de la semaine africaine de la vaccination, couplée au cinquantenaire du Programme élargi de vaccination (PEV).

Ce fut un immense plaisir de partager le panel avec des experts à l’occasion de la Semaine Africaine de la Vaccination. Le webinaire organisé par Yoheda-Youth for Health and Development of Africa avait pour thème : Hésitation vaccinale: comprendre et surmonter les barrières.

Visuel d’annonce du webinaire. Crédit : Yoheda (avec son accord)

Mes co-animateurs et moi, nous nous sommes plongés dans les causes profondes de l’hésitation et des mythes entourant la vaccination et nous les avons démystifiés.

Je suis certaine que les participants ont énormément appris des attitudes actuelles à l’égard de la vaccination, les types de vaccins et la manière dont les vaccins ont contribué à sauver des vies depuis plus de 50 ans. Les discussions ont également porté sur l’impact des médias sociaux sur la désinformation sur les vaccins et sur la nécessité d’une éducation aux médias.

Mon intervention

Il était question pour moi d’aborder la problématique des mythes autour de la vaccination. (Contexte africain et camerounais). Ce fut un excellent moment de partage au cours duquel j’ai retracé l’histoire de l’hésitation vaccinale en Afrique, qui pour la plupart est alimentée par des mythes et préjugés dépassés. L’essor des réseaux sociaux est venu l’amplifier par la désinformation en santé publique.

Rétablir donc la confiance dans les campagnes de vaccination nécessite de faire reculer ces mythes sur les vaccins, de combattre les désordres de l’information en santé publique et de créer un environnement vaccinal centré sur les personnes, transparent et inclusif.

Étant donné qu’une information de qualité est plus que jamais un sujet de santé publique qu’il faut protéger, j’ai proposé l’éducation aux médias et à la santé comme solution. Les médias façonnent les normes en matière de santé vue non seulement leur contribution à la promotion d’une meilleure santé mais également la place qu’ils occupent au cœur de l’éducation à la santé.

Lire aussi : Les médias au coeur de l’éducation à la santé

Le concours d’art pour la vaccination

La deuxième édition du concours d’art pour la vaccination a été lancée. Le thème retenu était : L’art pour la vaccination: comment la vaccination sauve la vie des enfants depuis plus de 50 ans.

Visuel annonçant le concours. Crédit : Yoheda (avec son accord)

Pour cela, j’ai fait un aller-retour Douala-Yaoundé mardi pour prendre part à la cérémonie de remise des prix. Tu te demandes certainement pourquoi ? Où est-ce que j’étais lauréate ? Oui et non (hahaha). En fait, j’ai postulé en rédigeant un article de blog et un poème.

Je ne suis pas déçue, même pas un peu. En plus, j’ai reçu une invitation spéciale de la présidente de Yoheda pour assister à cet événement qui célèbre le pouvoir de l’art dans la promotion de la santé publique, de la vaccination et le rôle des jeunes dans la sensibilisation à la vaccination.

J’y ai été invitée en tant que présidente de Class Pro à cet événement significatif alors que nous célébrons l’intersection de l’art et de la santé publique.

Ça a été un excellent moment pour célébrer la créativité et l’inspiration des participants tout en les promouvant en tant que pairs éducateurs auprès d’autres jeunes sur les questions liées à la santé.

Les trois lauréats ont respectivement soumis une vidéo, un slam et un poème. Le jury du concours était riche en qualité. Il y avait Germaine Wegang, représentante l’OMS au Cameroun qui a parrainé cette initiative et Dr Bibi Ndzie est cadre au sein du PEV Cameroun. Etaient aussi présents Akira Junior, dessinateur et illustrateur camerounais connu pour ses œuvres artistiques et Ange Mague, blogueuse dynamique et lauréate du concours artistique de l’année dernière.

Résultat des lauréats. Crédit : Yoheda (avec son accord)

Pour les avoir écoutés, je reconnais que je n’étais vraiment pas appliquée dans mes réalisations. Parce que quelques bouts de leurs travaux lus pendant la cérémonie m’ont mis d’accord. Ils l’ont vraiment mérité.

Je tiens à remercier le Dr Hemes Nkwa de m’avoir choisie pour partager non seulement ma petite expérience avec un panel et des participants de haute qualité, mais aussi pour l’invitation spéciale à la cérémonie de remise des prix qui s’est tenue dans l’enceinte du programme élargi de vaccination (PEV) à Yaoundé. En présence des responsables, des docteurs…

Les lauréats du concours entourés des autorités présentes. C: Emilie Tataw (avec son consentement)

Disons le haut et fort : les vaccins sauvent des vies !

Avec tout mon amour, Badal


La sécurité sanitaire des aliments: une affaire de tous

La sixième journée mondiale de la sécurité sanitaire des aliments s’est célébrée cette année sous le thème : « sécurité sanitaire des aliments: préparons-nous à l’imprévu ».

Je prends part depuis jeudi dernier, 6 juin avec d’autres camarades de l’association des blogueurs du Cameroun (ABC), à une campagne sur la sécurité sanitaire des aliments. Tu peux nous suivre via le hastag #PNPLZER2024. La réponse à tes questions sont dans ce billet.

Pourquoi une journée consacrée à la sécurité sanitaire ?

La Journée internationale de la sécurité sanitaire des aliments est organisée conjointement par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Elle a pour but d’attirer l’attention
et de donner l’envie d’agir pour contribuer
à prévenir, à détecter et à gérer les risques d’origine alimentaire, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire, à la santé humaine, à
la prospérité économique, à l’agriculture,
à l’accès aux marchés, au tourisme et au développement durable. C’est une journée qui vientnous rappeler qu’il incombe à tous, de veiller à ce que nos aliments soient sans danger.

Thème de la journée mondiale de la sécurité sanitaire. C: PNPLZER (avec leur autorisation)

Car l’inaction dans ce domaine se paie au prix fort. En Afrique, comme partout ailleurs dans le monde, le développement du capital humain repose sur trois facteurs essentiels: la survie des enfants de moins de cinq ans, leur niveau d’instruction et leur état de santé, dont dépend leur capacité à apprendre, et plus tard, à travailler.
Or la majorité des cas de décès dus à des maladies d’origine alimentaire en Afrique concerne précisément des enfants de moins de cinq ans. Si les coûts imputables à ces maladies sont largement méconnus, on ne parviendra pas à éliminer l’extrême pauvreté et à promouvoir une prospérité partagée si des millions d’individus pauvres et vulnérables n’ont pas accès à une nourriture saine. Un aliment nocif n’est pas un aliment !

L’action du programme zoonose au Cameroun

Chaque année, selon l’OMS, une personne sur dix dans le monde tombe malade après avoir ingéré un aliment préjudiciable à la santé. Dans l’optique de diminuer le fardeau des maladies au Cameroun, le Programme National de Prévention et de Lutte contre les Zoonoses Émergentes et Ré-émergentes (PNPLZER) sensibilise à la sécurité sanitaire des aliments. Car c’est un moyen important de se protéger des zoonoses. Créé en 2014, et communément dénommé Programme Zoonose, est mandaté pour assurer la promotion et l’appropriation du concept « une seule santé » à travers une approche multisectorielle et multi-acteurs au Cameroun.

On le sait tous, les aliments apportent à notre corps les nutriments qui nous sont indispensables pour nous maintenir en vie. Cependant, lorsqu’ils sont contaminés par des agents pathogènes, notamment d’origine zoonotique, ils peuvent avoir des effets invalidants, voire mortels.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), plus de 200 maladies sont dues à la consommation d’aliments contaminés par des bactéries, virus, parasites ou substances chimiques. 

C: OMS

Étant donné que la vue, le goût et l’odorat ne permettent pas toujours aux consommateurs de s’apercevoir qu’ils ont devant eux des aliments contaminés, ce sont les laboratoires en charge de la sécurité sanitaire des aliments qui, partout dans le monde, forment une ligne de défense pour prévenir et stopper la propagation d’agents pathogènes dangereux.

Visuel de sensibilisation. C: PNPLZER, avec leur autorisation.

Certaines infections bactériennes d’origine alimentaire comme la salmonellose, une infection causée par la salmonelle, sont considérées comme des zoonoses, c’est-à-dire des maladies infectieuses transmissibles de l’animal à l’homme. Des pratiques peu sûres utilisées dans les exploitations agricoles, un traitement inapproprié des aliments, ou encore une contamination aux stades de la fabrication ou de la distribution sont autant de moyens par lesquels la salmonelle, tout comme d’autres agents pathogènes, entrent en contact avec les aliments que nous mangeons. Le premier moyen de transmission de nombreuses maladies zoonotiques sont donc les aliments.

Quant aux animaux, ils peuvent paraître sains alors qu’ils sont malades, mais une fois transmise à l’homme, la maladie peut se manifester et avoir d’importantes répercussions sur le plan sanitaire.
Ces dernières sont en grande partie évitables à condition que la sécurité sanitaire des aliments soit considérée comme une priorité tout au long de la chaîne alimentaire, du producteur au consommateur. C’est à mon sens, la seule façon d’avoir la certitude que les aliments présents dans nos assiettes sont sans danger: c’est décidément une responsabilité collective et chacun doit jouer son rôle.

Toutefois, il faut reconnaître qu’il existe des situations exceptionnelles où, même si nous avons tous joué notre rôle, un événement imprévu se produit et compromet la sécurité sanitaire des aliments.
Et même dans ce cas, il y a toujours quelque chose à faire pour éviter la maladie.
Sommes-nous prêts à faire face à l’imprévu ?

L’éducation pour une sécurité sanitaire durable ?

Oui, éduquer tous les maillons comptant pour une sécurité sanitaire durable reste une alternative efficace.
Car les incidents liés à la sécurité sanitaire des aliments peuvent aller d’événements mineurs à des crises internationales majeures, qu’il s’agisse d’une coupure de courant à la maison, d’une intoxication alimentaire dans un restaurant de
quartier, d’un rappel volontaire de produits contaminés par un fabricant, d’une épidémie due à des produits importés ou d’une catastrophe naturelle.
Les risques liés à la sécurité sanitaire des aliments ignorent les frontières, de sorte que dans un contexte d’approvisionnement alimentaire mondial de plus en plus interconnecté, les risques que représentent les aliments insalubres peuvent, à partir d’un problème local, provoquer rapidement une situation d’urgence internationale.

Chacun étant un gestionnaire de risques à son niveau, il important de rappeler que chacun évalue les risques liés à la sécurité sanitaire des aliments dans le cadre de ses choix quotidiens. Ces choix sont faits par nous, individus et, collectivement, par nos familles, nos communautés, nos entreprises et nos gouvernements.

L’accès aux information sûres, ouvertes et opportunes aux parties prenantes, y compris les prestataires de soins de santé, les médias et le grand public, contribuent également à entretenir la confiance dans l’approvisionnement alimentaire et à prévenir l’apparition de maladies. D’où le rôle crucial des médias dans ce processus d’éducation.

Il est donc temps de se joindre aux actions du programme zoonose au Cameroun pour davantage réduire les conséquences sanitaires des maladies d’origine alimentaire et de protéger les consommateurs.

Bien à toi !
Badal


Football camerounais : vers une fin de la crise ?

Le conflit au sommet du football dont fait face le pays de Roger Milla depuis bientôt deux mois n’a que trop duré. Entre convocations, altercations, virements, affectations disciplinaires, démissions… il y a eu du tout pour attirer l’attention des uns et des autres cette semaine.

Tout a commencé par la convocation de Marc Brys à une réunion de travail à la Fecafoot. Venu accompagné du staff nommé par le ministre des sports, ainsi que de monsieur Cyrille Tollo, conseiller auprès du même ministère, Marc Brys n’a duré que quelques minutes au siège de la fédération.

Affectations disciplinaires ou aveu de faiblesse ?

Après la mise à pied de Marc Brys par la fédération, mardi, le ministre des Sports, Narcisse Mouelle Kombi, a contre-attaqué mercredi en contraignant le staff du sélectionneur intérimaire nommé par Samuel Eto’o.

David Pagou, nommé la veille par le président de la Fecafoot au poste de sélectionneur adjoint, a été affecté à Salapoumbé, commune située dans la région Est, à 788 kilomètres de Yaoundé, la capitale politique du Cameroun.

Ce professeur d’EPS (éducation physique et sportive), qui était jusqu’alors entraîneur du Stade Renard, club d’Elite One basé à Melong dans la région du Littoral, devait donc mettre le cap sur l’Est du pays.

Décision d’affectation faite par le ministre. Crédit : Allez les lions (avec leur consentement)

Tinkeu Nguimgou Narcisse est dans la même situation. Le préparateur physique désigné par la Fecafoot a été muté à Moloundou, dans la région Est, à 811 km de Yaoundé. Professeur d’EPS, donc fonctionnaire du ministère des Sports et de l’éducation physique, il occupait jusqu’alors un poste à l’Institut National de la Jeunesse et des Sports (INJS).

Décision d’affectation faite par le ministre. Crédit : Allez les lions (avec leur consentement)

Le grand rescapé de ces affectations dites disciplinaires c’est Martin Ndtoungou Mpile, déjà à la retraite. Le sélectionneur intérimaire doit communiquer ce jeudi sa liste en vue des prochains rendez-vous face au Cap-Vert puis à l’Angola, les 8 et 11 juin prochains.

Démissions ou refus de payer les pots cassés ?

Tout a commencé hier matin avec la démission de David Pagou, adjoint de Martin Ndtoungou Mpilé, l’entraîneur intérimaire nommé par Samuel Eto’o. La conférence de presse que devait organiser ce dernier a ensuite été décalée, puis les autres ont démissionné à la mi-journée.

Dans le même temps, la Fecafoot a convoqué Marc Brys, l’assistant de Martin Ndtoungou Mpilé, et le préparateur physique – tous deux nommés par le ministre des Sports – à une séance de travail.

C’est finalement peu avant 13 heures que Marc Brys est arrivé à la fédération. Selon les informations de RFI, après une rencontre avec Samuel Eto’o, toutes les parties devraient se retrouver chez le Premier ministre pour tenter de trouver un compromis.

Samuel Eto’o, Marc Brys, son assistant Mununga, Dissake Mbarga et Celine Eko. Crédit : Allez les lions (avec leur consentement)

Lire aussi : Conflit au sommet du football camerounais

Eto’o-Brys : la paix des braves

Après plusieurs tractations au ministère des sports, à la Fecafoot, à la primature et même à l’ambassade de Belgique, c’est désormais la paix entre Marc Brys et Samuel Eto’o.

Samuel Eto’o et Marc Brys riant en conférence d epresse. C: Allez les lions (avec leur consentement)

La réunion de ce jeudi est sans doute un grand pas vers cette sortie de crise.

Mon commentaire

Il est important de comprendre l’origine de la crise entre le Ministère des Sports et de l’Éducation Physique (Minsep) et la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot).

Le ministre des sports, dans son bureau, décide de sa propre initiative de recruter un sélectionneur sans concertation préalable avec la Fecafoot. Il induit la présidence en erreur, en déclarant qu’il a trouvé un staff et une équipe dirigeante. La présidence croit alors que le ministre a agi de commun accord avec la Fecafoot, car le personnel dont la Fecafoot est responsable est inclus dans la liste des propositions. La présidence valide.

Lorsque Eto’o se rétracte, la présidence se rend compte de l’erreur, mais il est trop tard. D’où le staff hybride, imposé par la présidence. Mouelle Kombi, voyant qu’il a perdu la face, veut forcer les choses. Que dira-t-il à Banlok, Omam, et autres? Il ne veut pas perdre la face et expose le Cameroun à la risée de la communauté internationale. La crise perdure jusqu’à hier.

Paul Biya renvoie son ministre à l’école du droit

Chacun peut juger et comprendre que si cela n’avait pas été Samuel Eto’o, les choses se seraient passées autrement.

Tout le monde peut juger la petitesse de certains dirigeants et leur incurie manifeste. Le nouveau staff hybride est connu de tous.

Mais, il est aussi bien que les gens ne se méprennent pas.

Comme au damier, un pas sur le côté et le jeu est ouvert. Eto’o viens de créer une brèche. Le texte on s’y appuie, s’y maintient et on en assume les conséquences.

Personne ne trompe Eto’o en le soutenant. Je doute qu’on puisse l’influencer dans un sens comme dans un autre. Il est assez grand pour prendre ses décisions et en assumer les conséquences.

Mais pourquoi certains, qu’ils soient pro ou anti Eto’o, se sont réjouis de son coup de gueule ? Parce qu’il leur permettait d’exprimer les frustrations d’un peuple quotidiennement malmené et intimidé avec interdiction de pleurer.

Eto’o a t-il eu raison ou tort ? On peut débattre sans fin dessus… Il aurait pu faire différemment ou pas… Mais la vérité ? Lui n’est pas un rienton comme nous autres qui auraient connu des sorts plus funestes s’ils avaient osé faire ce qu’il a fait.

N’est-ce pas si tu chiffonnes un ponte ou affilié de ce gouvernement, on te soulève comme la feuille pour te balancer au gnouf en chargeant ton dossier des accusations telles que rebelle, refus d’obtempérer, trouble à l’ordre public et que sais-je encore ?

Derrière l’acte d’Eto’o, certains y voient de la rébellion, un acte de bravoure, le refus de se laisser intimider… Ils y voient un encouragement à faire pareil… de plus en plus… de ne plus accepter de se faire intimider.

Peut-être cela est-il éphémère, inutile, la preuve qu’il est mauvais dans son rôle, qu’il est imbu ou au contraire qu’il est plus rusé qu’on ne le croit… Mais lorsqu’un peuple en vient à rêver de coup d’état pour mettre fin au règne de terreur de certains, les gestes Eto’onants du 9 national viennent souffler une lueur d’espoir pour certains.

Et ce n’est pas l’arrogance de certains à vouloir rappeler son quartier d’origine, sa supposée absence d’éducation, les pires vices qu’on lui attribuent ou à se croire meilleur que lui qui y changeront quelque chose.

Face au Moulinex… on ne devrait jamais se réjouir des actes du Moulinex, car les arrestations abusives, les interdictions de se réunir ou d’entrer sur le territoire, les intimidations et autres abus de pouvoir sont le quotidien de nombreux Camerounais même de ceux qui essaient d’être de bons citoyens.

En stratégie de guerre, lorsque ton adversaire commence à donner des coups non conventionnels cela signifie qu’il est atteint.

C’est l’expression de la désillusion. Il est sur le point de rendre son souffle, cela traduit aussi la perte de la confiance en soi. Le ministère s’est vu vaincu et il a signé des affectations croyant arrêté Eto’o. Pour moi, c’est la preuve qu’il n’y a jamais eu de hautes instructions.

Les Camerounais doivent surtout comprendre qu’une convention n’annule pas les textes qui la précèdent et sa portion qui accorderait au Minsep (ministère des Sports et de l’Education physique) la prérogative des recrutements reste très floue. En plus, elle est limitée par l’aval de la Fecafoot au niveau de la FIFA, alors qu’à l’inverse la FIFA peut valider un recrutement de la Fecafoot sans l’avis du Minsep. Du coup, je pense que cette convention, comme toute convention d’ailleurs n’a qu’une valeur contingente, elle visait à régler une situation urgente et ponctuelle à un moment donné. Vouloir la mettre en avant aujourd’hui relève de la mesquinerie politique. Il n’y a peut-être pas ingérence, mais, il y a plus grave: c’est de l’imposture. Et pourquoi dans un souci d’apaisement, puisque le torchon brûle, le Minsep n’a attrapé la perche tendue par la Fecafoot ? On retient votre coach, mais on modifie le staff.

Pourquoi pas ? Des deux qui est intransigeant ? Qui refuse le dialogue et le compromis ? On parle du ministre des Sports ou du football ?

On peut reprocher à Eto’o des égarements dans sa gestion et autres, comme à tout homme d’ailleurs, mais pour cette cause, je suis à fond avec lui. Ce n’est plus un simple combat pour le football, loin de là. C’est un combat pour le respect des textes, pour la légalité et partant, pour la liberté. Njoh Mouelle disait :

« La liberté commence par la décision de dire non. »

Ebenezer Njoh Mouelle, auteur camerounais.

Eto’o leur a dit non.

S’il y a une chose sui a attiré mon attention, cest bien le représentant du Minsep, M. Dissake – un homme que je respecte – est apparu sur la photo de famille et lors du point de presse du président Eto’o, pour reconnaître (de manière tacite) la part de prééminence et de préséance qui revient à la fédération camerounaise de football, tout au moins, en ce qui concerne le fonctionnement de l’encadrement technique des Lions Indomptables. La présence de Dissake plutôt que celle de Tollo, le trublion, est la preuve même que des tractations ont eu lieu, dans le but de rechercher de manière concertée une voie de sortie. Et, il urge de le faire : on joue le 8 Juin 2024.

Moralité: Tollo, en bon tolier devait faire le sale boulot et les basses besognes. Quand vint le temps de faire valoir l’intelligence et la sagesse, il fût prié de se tenir à bonne distance; de gagner le large, au profit de Dissake. Homme réputé modéré et moins zélé. Eto’o, lui, était toujours là.

Ça veut dire ce que ça veut dire.

Je ne sais pas combien de temps la détente amorcée hier va durer. Mais, je souhaite que ce soit le début d’une sortie de crise durable, en attendant d’en tirer toutes les conclusions et conséquences au plan politique.

En tout état de cause, des têtes vont tomber. Ne me demandez pas lesquelles.

Ce n’est qu’un avis.

Camerounaisement et footballistiquement vôtre !

Badal


Google training : une masterclass sur le fact-cheking

Piloté par Africa Check et implémenté par Defyhatenow à travers 237 Check, j’ai bénéficié du programme Google factchecking masterclass deux jours durant à Douala.

En tant que rédactrice en chef de média indépendant, j’ai pris part durant deux jours avec d’autres participants venus d’autres régions du Cameroun au programme Google fact-cheking masterclass. C’était du 23 au 24 mai 2024 au Regal hôtel à Douala.

L’objectif était de rappeler le rôle critique de l’information vraie à ce moment précis où les Fake News vont plus vite que l’éclair.

Entre analyse, partage d’expérience et cas pratiques, cette mise à niveau est la preuve palpable qu’on doit sans cesse update nos connaissances, les diversifier et se spécialiser dans ce secteur en pleine mutation qu’est le fact-cheking.

Renforcer mes capacités à cette masterclass m’a permise de mieux apprendre comment vérifier une image/vidéo avec des outils de géolocalisation (tels que world imagery wayback, Map Cheking) qui m’étaient inconnus. Surtout, des images ou vidéos générées par l’IA.

Outils de géolocalisation. C: Badal Fohmoh

Ce programme contribuera énormément à améliorer non seulement mon travail, mais aussi celui de mon équipe. Merci aux formateurs Donald Tchiengue et Laure Nganlay.

Le mot d’ordre ? Ne surtout pas oublier de davantage VÉRIFIER avant de PUBLIER.

Je n’ai pas fait qu’apprendre car j’ai également rencontré de magnifiques personnes, prêtes à s’engager à combattre les désordres informationnels.

Eddy Junior Ayissi, Geremie Ndjip et moi-même. C: Promise Mboh (avec son consentement)

J’espère que tu as bien compris et que tu feras où redoublera d’attention à tout ce que tu vois et/ou publies sur les médias sociaux.

Je te parle de mon expérience d’intervenante à un webinaire sur la santé très bientôt.

Prends surtout soin de toi !
Badal


Cameroun : Les médias au coeur de l’éducation à la santé

Tenu à Yaoundé (Cameroun) le 22 avril dernier, au siège du programme élargi de vaccination (PEV), le coup d’envoi de la semaine africaine de vaccination a enregistré un atelier de renforcement des compétences à l’intention des hommes de médias.

Couplée au 50e anniversaire du PEV et placée sous le thème :  « ÉPI@50 », cette édition a été consacrée à l’accomplissement de l’impact positif de la vaccination sur l’humanité.

L’objectif de cet atelier était de discuter de la vaccination et de la situation des enfants non vaccinés du Cameroun.

Cette semaine de vaccination Africaine qui se tient du 22 au 28 avril, vise à renforcer la collaboration entre le PEV et les médias, afin d’approfondir l’engagement de la population sur les accès à la vaccination et intensifier la communication pour faciliter la compréhension des populations

Docteur Njoh Adreas Ateke, secrétaire permanent adjoint au PEV.

L’atelier a également donné l’occasion aux journalistes d’en apprendre davantage sur les différentes maladies contre lesquelles les enfants sont vaccinés.

En outre, les participants ont été briefés sur les statistiques et méthodes de vaccination. Une expérience unique qui vise à mieux informer ces derniers sur l’importance de la vaccination et à les sensibiliser sur son impact positif pour la santé publique. Le PEV espère à travers cet atelier contribuer à améliorer la couverture vaccinale sur l’ensemble du triangle national, en particulier dans les régions du Nord, de l’Extrême-Nord et de l’Est qui présente actuellement une faible couverture vaccinale par rapport à la moyenne nationale. Cette situation découle de divers facteurs, notamment l’accès limité aux services de vaccination, les croyances culturelles et les obstacles financiers. Le PEV s’engage à renforcer la couverture vaccinale dans ces zones et leur environs en collaborant étroitement avec les médias, les autorités et les communautés locales.

C’est quoi le PEV ?

Le programme élargi de vaccination est une initiative de l’OMS lancée en 1974 qui permet de mettre en place une série de mesures dans le cadre d’un effort mondial visant à garantir un accès équitable aux vaccins vitaux pour chaque enfant, indépendamment de sa situation géographique ou de son statut socio-économique.

Pour rappel, 30 millions d’enfants de moins de cinq ans souffrent encore chaque année de maladies évitables par la vaccination en Afrique. Une réel défi, pour la vaccination qui a préservé la vie des millions de personnes à travers le monde.

Selon un nouveau rapport de l’Organisation mondiale de la Santé, 51,2 millions de vies ont été sauvées grâce aux vaccins en Afrique au cours des 50 dernières années.

L’APPORT DES CRÉATEURS DE CONTENUS

En ce moment où les yeux sont encore rivés sur la semaine africaine de la vaccination, chaque pays est en lice pour la victoire finale.

Au Cameroun, des membres de l’association des blogueurs du Cameroun (ABC), de la société civile ont été mis à contribution pour la campagne digitale sur la vaccination à l’occasion de la semaine africaine de vaccination (22 – 28 avril).

Quelques créateurs de contenus pour la campagne #SAVZ’2024. C: Capture d’écran des publications et montage fait sur Canva

Se faire vacciner dans un match qui oppose la maladie au vaccin, c’est faire le choix de remporter la victoire dans la prévention contre les maladies évitables par la vaccination. Menée par le programme élargi de vaccination. Ces blogueurs et créateurs de contenus ont pour mission de sensibiliser les internautes sur les bienfaits de la vaccination pour la santé de l’enfant à tous les niveaux.

Objectif de la campagne

Identifiables sur les réseaux sociaux grâce aux hashtags #SAV2024 et #PevCameroun, les messages diffusés ont pour objectif d’encourager les parents et les internautes à adopter une attitude de champions en faisant vacciner leurs enfants. Ladite campagne consiste à rétablir la confiance dans les vaccins de routine, à faire la promotion du calendrier vaccinal et les bienfaits de la vaccination.

L’heure n’est plus aux débats sur les questions de son efficacité ou de son usage, qui pour la plupart, sont alimentés par la désinformation. Mais bien plus, à la prévention. Et cette implication des hommes de médias vient confirmer qu’une information de qualité étant plus que jamais un sujet de santé publique qu’il faut protéger, les médias façonnant les normes en matière de santé vue non seulement leur contribution à la promotion d’une meilleure santé mais également la place qu’ils occupent au cœur de l’éducation à la santé.

Je pense que les maladies évitables par la vaccination peuvent être éradiquées. Parce qu’ensemble, c’est humainement possible !

À bon entendeur…