Avant, je voulais être médecin !

Article : Avant, je voulais être médecin !
Crédit: Pexels
20 janvier 2025

Avant, je voulais être médecin !

Oui oui, c’était mon premier rêve d’enfant. Mais ça, c’était avant (rires). Tu veux connaitre l’histoire derrière Badal la blogueuse ? Eh bien, lis ce billet jusqu’à la fin.

Quand j’étais gamine, comme tout enfant de mon âge, j’avais un rêve : je voulais être médecin. Je voulais soigner les gens, les aider, les conseiller… Quand j’ai commencé à vraiment grandir, j’ai compris que ce n’était pas ce que je voulais.

Je voulais être médecin, mais j’avais opté pour la série littéraire. Bizarre n’est-ce pas ? Je sais. Étant brave dans les matières dites « littéraires », je savais que la science de la vie et de la terre (SVT) dans laquelle je me débrouillais pas mal, ne pouvait pas, elle seule, me sauver. Alors, je mettais tout mon espoir dans mes matières littéraires.

Crédit : Freepik

Après mes deux premières sous moyennes en mathématiques, en classe de 3ᵉ, j’ai fini par changer de vision. Alors, j’ai voulu être avocate.

Moi, avocate ?

Ça allait bien avec mes penchants littéraires ! Je voulais surtout ressembler à l’une de mes cousines maternelles, qui est avocate au barreau camerounais et français. Ah tata Gladys, je l’admirais tellement pour sa profession. On en parlait à toutes les réunions familiales. Elle était l’exemple parfait pour mes tantes et oncles.

Seulement, quand j’ai appris qu’on les retournait contre sol avant de les enterrer, j’ai vite changé d’avis. Quoiqu’on m’en ait encore persuadé par la suite, ma décision avait déjà été prise. Aussi, je ne me voyais pas étudier autant d’années…

Crédit : Freepik

Moi, journaliste

Au fil du temps, j’ai voulu être journaliste. Mais ça aussi, je n’y suis pas arrivée officiellement. Car oui, aujourd’hui, je n’ai plus peur, ni honte de dire que j’ai échoué. Oui, tu me lis bien, j’ai échoué.

J’étais élève moyenne au lycée. Après mon Bac, et comme la grande partie des élèves de mon lycée, nous n’avions pas la possibilité de faire des études dans de grandes écoles. J’ai quand-même décidé de faire le concours de la prestigieuse École supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication (ESSTIC) afin de réaliser mon rêve de devenir JOURNALISTE.

Mon père était tellement content, il m’encourageait par tous les moyens. Il en avait parlé avec l’un de ses frères, mon oncle, et ce dernier lui avait dit : « Elle ne réussira jamais. »

Pour lui, je devais apprendre la couture pour assister son épouse. Et tu sais quoi ? Mon oncle avait raison. Car cette année-là, j’ai eu mon tout PREMIER ÉCHEC. Eh oui, j’avais échoué au concours d’entrée à l’ESSTIC. M’entends-tu? J’avais échoué, nous étions en pleine rentrée 2014-2015 quand la nouvelle est tombée.

Badal a échoué, pas une fois, mais deux bonnes fois. Mais aujourd’hui, à bien y réfléchir, je suis très fière d’avoir échoué. Mes raisons sont multiples (on peut en parler en commentaire). Je ne serai pas là aujourd’hui, je n’aurai pas eu tout ce parcours, je ne serai pas qui je suis…

Je ne suis pas allée à l’ESSTIC, mais j’ai étudié la communication à l’Université. Et chaque fois que je rencontre mon oncle là, il me dit : « J’ai de tes échos, c’est bien. Si ton père m’avait écouté à l’époque je ne sais pas s’il serait si fier de toi. Bravo ma fille ! Va de l’avant ! » Je ne crois toujours pas en sa sincérité quand il le dit.

J’ai fait du chemin

De la radio à la télévision, en passant par la presse écrite, je me suis finalement sentie plus bien et à l’aise dans celle-ci : la presse en ligne, ou si tu veux, le blog. J’ai même créé plusieurs concepts et projets qui ne sont jamais sortis de leur coquille de conception. Hahahaha, j’ai fait du chemin. La jeunesse et les ambitions. J’étais jeune, innocente, et pleine de rêves. J’étais surtout convaincue que je changerai le monde. D’ailleurs, je le suis toujours ! 😎

Mon premier passage en direct à la télévision. C: DBS TV/Badal Fohmoh

Aussi, j’avoue qu’avec mes déceptions amoureuses, la naissance de mes enfants, mes dépressions et mes nombreux moments de turbulences, j’ai fini par ne plus avoir de vision, d’ambition, d’objectif quoi. Le motivateur était : « Pourquoi l’avoir si je ne peux jamais le réaliser ? » Il me faut juste l’essentiel pour vivre. Et celle que je me posais tous les soirs avant de dormir, chaque matin au réveil, c’était : « Suis-je vraiment destinée à échouer ? Étais-je née un mauvais jour ? » La dépression n’est pas bien je jure. Quand j’y pense, j’éclate toujours de rire. Bref, les as-tu comptés, mes échecs ?

Au fond, j’étais cette fille terrifiée, qui avait peur d’avoir de vision, d’ambition… En vrai, je me disais que les grandes choses étaient pour les autres. Alors oui, j’avais peur de dire avec certitude : Je vais faire ci, je peux faire ça. Je n’aimais pas promettre, de peur de décevoir, au cas où je n’y arriverais pas.

D’ailleurs, je n’aime toujours pas le faire. Et si toi, tu t’es identifié à moi (de quelque manière que ce soit), dis-toi que tu n’es pas seul(e). Dis-toi que quelque part en Afrique, au Cameroun, existe une fille, comme toi, qui avait peur, qui avait des craintes, des doutes, qui avait échoué (à plusieurs reprises)… Mais qui est sur la bonne voie pour s’en sortir. 🥰

Je te le dis pour que tu saches que l’épreuve par laquelle tu passes en ce moment peut avoir l’air invivable, insupportable, incompréhensible… et dégoûtante. Ne te laisse pas faire, continue à avancer. Demain, tu pourras en rire et tu comprendras que c’était le chemin pour te mener où tu seras dans le futur. Tu comprendras que ce n’était que le chemin de ta destinée.

Rappelle-toi de moi lorsque ça ira mal et pense au fait qu’actuellement, je suis peut-être contente, que je ris ou que je pleure, que je suis blogueuse et que j’apporte un plus à mes lecteurs, dont tu fais partie. Dis-toi que tout n’est pas totalement perdu. Et pour te donner de la force intérieure, ancre cette punchline dans ton esprit : « C’est dur, mais je peux ! »

C’est celle que je me répète jusqu’à accepter que ce monde a besoin de moi, que ma plume, ma vision et mes ambitions peuvent servir à tracer les larmes des âmes blessées comme toi, comme moi. Mieux, j’ai accepté qu’elle peut consoler les cœurs accablés, calmer les esprits agités et parfois sans espoir. J’ai surtout compris le pouvoir des mots, le pouvoir de la pensée positive.

Moi, je suis Badal FOHMOH. Et oui, tout ce que j’ai, c’est une plume, mes ambitions et ma vision. Et toi, que voulais-tu devenir plus grand ? Ou alors, à qui voulais-tu ressembler ? L’es-tu finalement ? (Rires). J’attends tes réponses en commentaire. 😉

Mais d’ici là, sois confiant.e, travailles et dis-toi que demain sera toujours meilleur.

C: Badal Fohmoh

Avec toute ma nostalgie, Badal.

Partagez